Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 18:18

Philippe Auguste Cattelain

A l'ami Charbonnel, burin de Ph. Cattelain

Jean-Louis Charbonnel

 

Philippe Auguste Cattelain

Artiste graveur, caricaturiste, Philippe Auguste Cattelain naît à Paris le 6 février 1838. Elève de Lambert-Fouras et P. Girardet, il collabore à plusieurs journaux satiriques de l'époque, et, fréquente l'écrivain vellave Jules Vallès (Le Puy-en-Velay 1832-1885) ainsi que le chansonnier Louis Jules Jouy (1855-1897) et le caricaturiste André Gill (1840-1885, Louis-Alexandre Gosset de Guines dit) dont il devient l'ami. En 1870 il prend activement part à la Commune de Paris dont il devient le Chef de la Sûreté. En 1888, il participe à son premier salon et expose deux séries d'eaux fortes et pointes sèches : une suite de quinze pièces sous le n°5082 du livret, et, une suite de cinq pièces sous le n°5083.

Cattelain décède le 10 septembre 1893 à Paris.

 

A l'ami Charbonnel, burin de Ph. Cattelain

Burin original : La feuille h. (295)293*(240)242 mm, au TC 170*112, au CP 170*112. Signé dans la planche « Ph. Cattelain » avec au-dessus dédicace « a (sic) l'ami Charbonnel ». Pliures dans les coins, manque papier coin g 4*4mm, rousseurs marge inférieure sans atteinte au CP & à l'image.

 

Jean-Louis Charbonnel

Jean-Louis Charbonnel naît en 1848 à Bélinay de Paulhac (Cantal). A Paris, Charbonnel suit les enseignements de Léon Cogniet (1794-1880), Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Carolus-Duran (1837-1917), Jean-Baptiste-Eugène Farochon (1812-1871) et Oliva.

Peintre, Charbonnel débute au Salon en 1868 avec « Joueur de musette, souvenir d'Auvergne ».

Il y apparaît régulièrement, excepté en 1871 et 1876, jusqu'en 1882. Parmi les œuvres exposées, citons : « Portrait de l'auteur » en 1872, « Blaise Pascal au milieu de ses contradicteurs » et un dessin « Portrait de Mgr Lamouroux de Pompignac, évêque de Saint-Flour » en 1878 (actuellement, je crois, à Saint-Flour dans la salle capitulaire).

Graveur, il expose, principalement des eaux-fortes originales en 1877, 1879 et 1880. Parmi celles-ci, deux sont inspirées par notre région :

« Un orchestre de noces, en Auvergne » (1877, n° 4366-d du livret, d'après son tableau), Véron signale son achat pour la galerie d'un agent de change, M. Saucède, et, note "Ce spécimen de belle eau-forte nous prouve une fois de plus que M. Charbonnel est un coloriste puissant obtenant des effets à la fois vigoureux et transparents. Nous ne doutons pas de l'avenir brillant de ce peintre robuste ayant deux cordes à son arc".

charbonnel-jean-louis-noces-d-auvergne-1877 leg

« Blaise Pascal » (1880, n° 6952-3).

Charbonnel pratiquait, néanmoins, la gravure avant 1877 ; au hasard de ventes, nous avons vu des pièces de 1873 signées dans la planche et tirées par Delâtre : « La Baigneuse » datée dans la planche, « L'enfant au perroquet » nd, « La Cigale » nd.

Charbonnel décède, malade, en 1885.

 

Bibl. :

Th. Véron. Mémorial de l'art et des artistes de mon temps Le Salon de 1876 (2e annuaire). Poitiers - Paris, 1876, p.242.

Bellier, Auvray, Dictionnaire général des Artistes de l'Ecole Française, Supplément p.135, 1882.

Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950, Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, vol.1, p.488.

Pascale Moulier, « Jean-Louis Charbonnel (1848-1885) Un peintre cantalien à Paris », Préface de Bruno Foucart Professeur émérite à l'université de Paris-Sorbonne, Une publication de l'association Cantal Patrimoine et du musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour. De format A4, avec 104 pages et 52 illustrations. L'ouvrage est vendu 19 euros au siège de l'association : Cantal Patrimoine, 58, rue de Belloy, 15100 Saint-Flour, et au musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour. L'ouvrage étant épuise, une réédition est en cours.

 

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 05:26

François-Louis Français (1814-1897)

Eugène Ferdinand Buttura (1812-1852)

Jean Charles Pardinel (1808-1871 ?) et Buttura.

Bibl. :

 

Lithographie : La feuille h. 225*304, au TC 160*213, au CP 205*253. En haut au dessus du Trait Carré le nom de l'artiste « BUTTURA ». En bas, sous le TC à gauche « Français del » à droite « Imp. Bertauts », en dessous le titre centré « Un Ravin ».

Hist. : Tableau exposé au Salon de 1843.

Bibl. :

Paul Mantz, « Artistes Contemporains - Eugène Buttura », in La Gazette des Beaux-arts, juillet 1863, pp.185-192.

Beraldi, « Les graveurs du XIXe siècle », 1887, vol.6, pp.163-164.

 

François-Louis Français (1814-1897)

Peintre, graveur à l'eau-forte et sur bois, lithographe, François-Louis Français est né le 12 avril 1834 à Plombières (Vosges). Elève de Jean Gigoux (1806-1894) et Corot (1796-1875), il débute au Salon en 1837.

Il a notamment interprété cinq œuvres de Prosper Marilhat (1811-1847) à découvrir dans la notice Français, interprète de Marilhat dans le cadre de notre « Essai d'un Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais ».

 

Aquafortiste, il réalise une pièce pour la Gazette des Beaux-Arts de juillet 1864 (Beraldi, 1887, vol.6, p.164, n°1) d'après un dessin "Bois sacré" (Plume et encre brune sur taits de crayon noir, lavis brun, pastel, rehauts de gouache blanche - 325*400mm - Vendu 3100€ à Drouot le 10 avril 2008)

 

Fondateur, en 1843, avec Célestin Nanteuil (1813-1873), Le Roux (1807-1863), Mouilleron (1820-1881) et Baron  (1816-1885) de la publication des Artistes contemporains,  Français apparaît comme l'un des plus adroits praticiens de la lithographie, et, traduit, en particulier, des oeuvres que nous aurons plaisir à vous faire découvrir dans de proches notices :

Paul Huet (1804-1869) "Le Crépuscule".

Théodore Rousseau (1812-1867) "Lisière de forêt".

 

Il décède le 26 mai 1897 à Paris (Geoffroy donne la date du 8 mai, in La Vie Artistique, 1900, Ed. Floury, Paris, p.93).

Parmi ses élèves, signalons le peintre roannais Emile Noirot né en 1853 et mort en juin 1924 (Le Bourzat, près de Saint Germain des Fossés, Allier).

 

Récompenses et distinctions :

1841, Médaille 3ème classe,

1848, Médaille 1ère classe,

1853, 26 juillet. Chevalier de la Légion d'Honneur,

1855, Médaille 1ère classe,

1867, Médaille 1ère classe à l'Exposition Universelle,

1867, 1er juillet, Officier de la Légion d'Honneur,

1878, Médaille d'Honneur à l'Exposition Universelle,

1890, Médaille d'Honneur,

1890, Membre de l'Institut.

 

Eugène Ferdinand Buttura (1812-1852)

Peintre aux origines italiennes, Eugène Ferdinand Buttura est né le 12 février 1812 à Paris. Elève de Victor Bertin (1775-1842) peintre de paysages historiques, il poursuit ses études chez le portraitiste Paul Delaroche (1797-1856) également peintre de sujets historiques, il obtient le troisième prix au concours de l'Ecole des Beaux-arts en 1833.

Déçu, il débute au Salon en 1835 avec un « Paysage composé » et parcourt, avec son camarade Français, l'Auvergne, le Dauphiné, la Savoie et le nord de l'Italie. La B.M.I.U. de Clermont-Ferrand posséde une gravure en taille douce, non datée, "Royat" (77*111mm). Nous possédons cette gravure qui figure sur une planche, où elle accompagne une vue de "Thiers", que nous vous ferons découvrir prochaînement.

En 1837, Buttura tente de nouveau le Grand Prix de Rome de Peinture qu'il remporte sur le thème « Apollon gardant les troupeaux d'Admète et inventant la lyre » devançant un futur Prix de Rome Achille Benouville (1815-1891) que nous retrouverons avec des sites de l'Allier.

Buttura ne réapparaît au Salon qu'en 1843, au terme des cinq années passées à Rome en qualité de pensionnaire de la Villa Médicis, avec « Un Ravin » et « Vue prise dans le Campo Vaccino » qui révèlent ses progrès marqués par une écoute de la nature sans renier la tradition historique.

Buttura expose aux Salons de 1835 à 1837, de 1843 et de 1845 à 1852 mais aucune pièce ayant pour sujet l'Auvergne n'y est présentée.

Buttura décède le 23 mars 1852 à Paris.

Son fils, Antoine Eugène Ernest, né le 24 novembre 1841, sera également peintre et exposera de 1863 à 1867.

P. Duclau a présenté, en 1989, un mémoire de Maîtrise à l'Université de Clermont-Ferrand "Buttura".

 

Jean Charles Pardinel (1808-1871 ?) et Buttura.

Le graveur et illustrateur auvergnat Jean-Charles Pardinel, né à Issoire en 1808, expose ses gravures d'interprétations aux Expositions Universelles de 1855 et 1867 ainsi qu'aux Salons en 1859 et 1861.

En 1855, Pardinel réside au 103 rue de l'Enfer à Paris et présente une gravure d'après un dessin de Buttura « Portrait de M. L. » (n° 4742 du livret).

Pardinel serait décèdé en 1871. Nous reviendrons sur cet artiste dans une prochaine notice de notre « Essai d'un Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais ».

 

Bibl. :

Paul Mantz, « Artistes Contemporains - Eugène Buttura », in La Gazette des Beaux-arts du pp.186-193.

Bellier, Auvray, « Dictionnaire général des Artistes de l'Ecole Française », vol. 1, pp.182-183, 583-584, vol.2, p.200, 1882.

Beraldi, « Les graveurs du XIXe siècle », 1887, vol.6, pp.163-164.

 

Nous recherchons des informations, documents ou oeuvres, sur la période auvergnate d'Eugène Buttura et sur le graveur Jean-Charles Pardinel. Merci de me contacter en cliquant sur ce lien hughes.brivet(*)alceste-art.com ou en le recopiant à partir de votre messagerie (*)=@.

 

Consultez notre Catalogue des oeuvres disponibles, des ventes de gravures de Louis Français, d'après Eugène Buttura ou de Jean-Charles Pardinel peuvent être en cours.

 

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice (créee le 9 mars 2009 et mise à jour le 30 septembre 2009), et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 06:09
Publiée par la Société des Aquafortistes dans la troisième livraison des "Eaux-fortes modernes" (1865, n°123) dont le frontispice est gravé par Bracquemond sur une introduction de W. W. Bürger. Malicieusement, Lalanne donne cete indication sur une enseigne de boutique "3° année de la Société des Aquafortistes", à droite de la vue au dessus des auvents des forains. L'épreuve est tirée sur un Papier vergé de 550*350mm.
Une épreuve de luxe, avant la lettre, est également mise en vente.


Maxime Lalanne participe à la publication des "Eaux-fortes modernes"dès la première livraison avec trois eaux-fortes : "Rue des Marmousets" (1863, n°15),  "Démolitions pour le percement du Boulevard Saint-Germain" (n°39), et, "Aux environs de Paris" (n°60).
La gravure originale connaît alors un fort renouveau sous l'impulsion de Cadart qui réunit dans la Société des Aquafortistes jusqu'en 1868, date de la création de l'Illustration Nouvelle, des graveurs avides d'une production créatrice voire novatrice tels qua Bracquemond, Alphone Legros, Lalanne...
Pour la seconde livraison, il ne fournit qu'une seule pièce "A Neuilly (Seine)" (1864, n°109).

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 10:43

Biographie

Ludwig Casimir Ladislas Markus est né le 14 novembre 1878 à Varsovie en Pologne.

La denière année, en Bourbonnais

Louis Marcoussis arrive à Cusset le 12 juin 1940 où il rejoint Alice Halicka et sa fille qui, décues par Vichy, s’y étaient installées dans une demeure au 6 de la place Félix Fornil à Cusset où logeait le violoniste Casadesus.

Il y grave, pour "les Devins" de Gaston Bachelard, une suite de seize pointes-sèches , ainsi que dix huit dessins de gravures portant tous la mention Cusset 1940. Parmi ces pièces, se trouve un autoportrait denommé "Le Numéraliste".

Frappé par deux congestions pulmonaires lors du rigoureux hiver 1940-1941 (moins vingt-sept degrés), il est soigné par le Dr. Alexandre Giraudoux, frère de son ami Jean Giraudoux. Une pleurésie survient et une radiographie diagnostique un cancer du poumon. Louis Marcoussis s’éteint dans la matinée du 22 octobre 1941 ; il est inhumé dans le cimetière de Cusset. Sur sa tombe, Alice Halicka fait graver les vers du cher ami Apollinaire :

«Nous ne nous verrons plus sur cette terre. Et souviens-toi que je t’attends».

Alice Halicka

Née en 1895 à Cracovie, Alice Halicka étudie à l’Acadèmie Ranson à Paris et épouse son compatriote Louis Marcoussis en 1913.

Le 29 mai 1940, Alice Halicka et sa fille arrivent par le train à Vichy. Décues, elles s’installent dans une demeure au 6 de la place Félix Fornil à Cusset où loge le violoniste Casadesus ; Louis Marcoussis les rejoint le 12 juin 1940.

Lors de son séjour bourbonnais, Alice Halicka produit vingt cinq dessins au crayon de couleurs datés d’août 1940 à janvier 1941, date du début de la maladie fatale de Louis Marcoussis : deux congestions pulmonaires, pleurésie, cancer du poumon.

Après le décès de son mari Louis Marcoussis le 22 octobre 1941, Alice Halicka quitte Cusset pour Marseille en octobre 1941. Elle meurt le 07 janvier 1975, elle est inhumée au cimetière de Cusset où l'attends son mari selon le vers d'Apollinaire qu'elle avait fait graver.

Alice Halicka grave, en 1926, deux nouvelles des "Enfantines" de Valéry Larbaud (1881-1957) : "Rose Lourdin" et "Portrait d'Eliane à quatorze ans". Deux autres nouvelles seront gravées par Hermine David (1886-1970).

Se consacrant à l'illustration plus qu'à la peinture, depuis 1925, elle illustre, vers 1930, "Lafayette" écrit par la Princesse Murat (Nilsson, Paris, 20p.). J'ai vu cet ouvrage, derniérement, chez un libraire vichyssois.

Pour les oeuvres réalisées en Bourbonnais, par Halicka et  Marcoussis, voir :

"Marcoussis (1878-1941) Halicka (1895-1975)  Dessins - Gravures exécutés à Vichy et Cusset en 1940-1941", Catalogue de l'Exposition réalisée par la Bibliothèque municipale au Centre culturel Valery Larbaud (Vichy, 3-25 juin 1978), Imp. Wallon, Vichy, 1978, 22p.

Œuvres

 Outre de nombreuses peintures, on retiendra de Louis Marcoussis comme graveur, des illustrations pour des livres d'Apollinaire : Alcools, Gérard de Nerval, Tzara. J. Bailly-Herzberg estime à deux cent dix le nombre d'eaux-fortes, pointe sèches, burins, linogravures et bois gravés par Marcoussis.

warnod-fils-montmartre-marcoussis--halicka-legende

Bibliographie 

  • Jean Lafranchis. "Louis Marcoussis. Sa vie, son oeuvre. Catalogue complet des peintures, fixés sur verre, aquarelles, dessins, gravures", Présentation de Jean Cassou, textes originaux ou inédits de Tristan Tzara, Jean Lurcat, Max Jacob, Paul Eluard et Marcel Jouhandeau, Editions du Temps, Paris, 1961, in-4 pleine toile de l'éditeur sous jaquette illustrée en couleurs, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, 239p.
  • Pierre Cabanne, "L'Epopée du Cubisme", La Table Ronde, 1963.
  • Catalogue de l'Exposition rétrospective au Musée national d'art moderne (1964).
  • Catalogue de l'Exposition organisée par le Cabinet d'art graphique au Musée national d'art moderne (1978).
  • Ulysse Moncorger, "Les peintres graveurs Louis Marcoussis et Alice Halicka", in Rayons n°61 du 1er trim. 1987, pp.13-15.
  • Catalogue de l'exposition organisée par la ville de Vichy Halicka le cubisme au féminin, Période cubiste (1913-1920), (Salle de La restauration du 4 au 28 août 1988), np (20p) .
  • Christiane de Aldecoa, co-fondatrice de la revue Les Cahiers d'Histoire de l'Art en 2003, me signale un article scientifique, co-signé  avec Jacqueline Chocat, consacré à cette artiste intitulé "Alice Halicka ( Cracovie 1884 - Paris 1975), une polonaise bien parisienne et sa période cubiste( 1913-1920)" in Les Cahiers d'Histoire de l'Art n°3-2005, p. 152 à 163. L'exemplaire est disponible, au prix de 30€ pour l'Union Européenne et de 40€ pour les autres pays, auprès Christiane de Aldecoa que vous pouvez contacter en cliquant sur ce lien ou en recopiant l'adresse à partir de votre messagerie.

 

Sur du cuivre acquis auprès de la maison Bourgeois, coupé et dressé au maillet par M. Chaisy, les planches  sont planées et polies par M. Rollier, les outils sont forgés et finis par le graveur outilleur M. Anthony Penasse ; six exemplaires dont deux comprenant toutes les épreuves définitives sont imprimés par M. Schlumberger , graveur-imprimeur à Vichy. L’ouvrage définitif, avec un témoignage de Maurice Raynal, sera édité en 1946 à soixante dix exemplaires.

"Dictionnaire de l'estampe en France", Flammarion, 1985, p.213

Cette notice s'inscrit dans notre "Essai d'un Index des Peintres en Auvergne & Bourbonnais". Si vous possédez des informations sur ces artistes, merci de me contacter en cliquant sur ce lien  ou en recopiant l'adresse du lien dans votre messagerie.

Voir notre Catalogue des oeuvres disponibles. Des ventes de gravures de Marcoussis ou d'Halicka peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 14:47

Le vieux Pays d'Auvergne (1924), bois gravés originaux de Maurice Busset (1881-1936) 1

Héraclès (1936), Bois original de Jules Chadel (1870-1942) 1

Le Penet Histueres pésanes en Patues Bourbonnais, LE IAUDE DO BÉRON, 1

Paysage, dessin (1885) de Jeanne Magdeleine Favier 2

Monstres & satyres (1903), Florane (1872-1939) 2

Six eaux-fortes auvergnates de Charles Jaffeux (1902-1941) 2

Vieille rue, burin de Lucien Pénat (1873-1955) 2

Soir Antique, héliographie d'après Alphonse Osbert (1857-1939) 2

Quelques regrets..... 2

Peintres Auvergnats et marché de l'Art 3

 

Le vieux Pays d'Auvergne (1924), bois gravés originaux de Maurice Busset (1881-1936)

Publié alors que Maurice Busset enseigne au Lycée Henri IV à Paris, ce recueil, tiré à 1500 exemplaires par les Editions Mont-Louis à Clermont-Ferrand sur papier japon Berjon, comprend cinquante bois gravés en camaïeu (deux tons) de format 320*250mm. Recueil de costumes et coutumes de Haute et Basse Auvergne, il se divise en sept parties : Portraits d'auvergnats, les Costumes, les Travaux de la terre et les métiers, le Bétail, les Foires et les marchés, les Fêtes et les Coutumes, les Pèlerinages. Chaque gravure, dont le titre figure au dos, est accompagnée d'un texte.

 

Destinées, selon le vœu de l'auteur, à être encadrées, les estampes sont souvent séparées, et il est rare de trouver un ensemble complet comme le notre (n° 352/1500, 68p.) malgré une couverture abimée.

Nous reviendrons sur cet artiste dans une prochaine notice de notre « Essai d'un Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais », rappelons que Maurice Busset est né à Clermont-Ferrand en 1881. Élève de F Cormon, P. Renouard et R du Gardier, peintre, graveur, enseignant, auteur de manuels techniques, Busset décède à Clermont-Ferrand le 30 avril 1936. L'Auvergne Littéraire Artistique et Félibréenne publia, en 1925, une éloge de l'académicien ambertois Pierre de Nolhac (1859-1936), ami de Busset.

 

Héraclès (1936), Bois original de Jules Chadel (1870-1942)

Cette gravure originale sur bois en deux tons, représentative de l'attrait pour la mythologie de Chadel, a été exposée à l'Exposition de la Société des Peintres Graveurs Français de 1936 sous le numéro 22. La feuille mesure 250*325mm alors que les dimensions de l'image sont de 200*285mm. Dans la marge inférieure, outre une signature au crayon à droite « JChadel » et l'indication du tirage à gauche (25/160), elle est frappée, au milieu, du cachet sec de la Société de la Gravure sur bois originale.

 

Nous reviendrons sur cet artiste dans une prochaine notice de notre « Essai d'un Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais », rappelons que Jules Chadel est né à Clermont-Ferrand en 1870. Elève de l'Ecole des  Beaux-Arts de Clermont-Ferrand ainsi que de l'Ecole des  Beaux-Arts Paris, Chadel devient l'un des dessinateurs de talent de la bijouterie française avant que ses gravures sur bois à la manière japonaise et une prédilection pour l'allégorie mythologique lui confèrent auprès des bibliophiles une réputation hors de pair. Il décède à Paris en 1942.

 

Le Penet Histueres pésanes en Patues Bourbonnais, LE IAUDE DO BÉRON,

Après le rare et méconnu « Traité complet de chiromancie pratique, seule méthode scientifique mise à la portée de tous » d'Elie ALTA regroupant les trois cahiers de « Signum: le mystère de la vie » illustré de 50 dessins et 17 planches réalisés par Paul Devaux (1894-1949) que les visiteurs de l'exposition annuel de l'Académie du Vernet, à qui nous l'avions prêté, ont pu découvrir en 2008, nous avons eu le bonheur d'acquérir un autre ouvrage rarissime du graveur bourbonnais :

Le Penet Histueres pésanes en Patues Bourbonnais, orné d'images de Paul Devaux (1894-1949) dit Jean Chapouteux " tailleu d'images à Vesse ". Exemplaire non daté sur papier riche (190*240mm).

 

Rappelons que Devaux est né le 28 mai 1894 à Vesse devenue Bellerive sur Allier.

 

Paysage, dessin (1885) de Jeanne Magdeleine Favier

Aimable dessin au crayon (110*200mm), signé en bas à droite et daté « 1885 »

Au-dessus d'un plan d'eau arboré, se profile, à l'horizon, les contours d'une ville.

 

Peintre, dessinateur, pastelliste, lithographe, Jeanne Favier est née à Vichy à la fin des années 1860. Elle entre à l'Ecole nationale des Arts décoratifs puis dans l'école de Mme Thoret et obtient un diplôme de professeur de la Ville de Paris puis le diplôme de l'Etat pour les lycées et collèges. Elle se parfait en suivant les cours de Gustave Surand, Paul Schmitt, Louis  Béroud et Paul Renouard.

 

Monstres & satyres (1903), Florane (1872-1939)

N°122 de la Revue satyrique L'Assiette au beurre 1903.

D'origine toulousaine, Florane, de son vrai nom Louis Blanchard, peintre, portraitiste et dessinateur satirique collabora à divers journaux dont Le Rire de 1901 à 1910 et L'Assiette au Beurre à compter de ce n° 122. Une rue, de la ville de Montluçon où il avait son atelier, porte son nom.

 

Les Cahiers du Bourbonnais ont consacré quelques pages à cet artiste sous la plume d'Huguette Butrus (n°204, 2008, pp.73-75)

 

Six eaux-fortes auvergnates de Charles Jaffeux (1902-1941)

Fréquentes sur le marché mais rarement en port folio (260*170mm) et d'un format autre que carte postale, ces six eaux fortes (la feuille 240*160, non massicotée) portent le titre et la signature dans la planche :

« Enval, vieilles maisons n°10 », « Mozac, Hostellerie de l'Abbaye », « Mozac, Hostellerie de l'Abbaye, le hall », « Riom, Porte de Mozac, fin XVI°s », « Riom, Tour de l'Horloge », « Tournoël, Le donjon Châteaux n°1 ».

Voir la notice sur Charles Jaffeux.

Vieille rue, burin de Lucien Pénat (1873-1955)

Les œuvres de Lucien Pénat (né à Vallon en Sully dans l'Allier), Grand Prix de Rome de gravure en 1902, sont assez rares sur le marché. Coup sur coup, sont apparues deux gravures : une originale et une autre d'interprétation. Aussi, je me suis précipité sur ce burin original représentant une « Vieille rue à Montluçon ».

 

De belles dimensions (la feuille h. 360*280mm, 230*165 au TC), l'estampe est signée au crayon dans la marge inférieure à gauche. Ce morceau a été exposé au salon de la Société des Artistes Français de 1913 sous le numéro 5031. Une indication sur la rue représentée serait bienvenue.

 

Soir Antique, héliographie d'après Alphonse Osbert (1857-1939)

Après une belle gravure en couleurs acquise l'an dernier « Rêve du Soir », une héliographie (n°6771) de Braun & Cie « Soir antique » est apparue sur le marché. Excepté les reproductions en cartes postales, les œuvres d'Osbert sont assez rare à la vente. De petit format (la feuille h.242*165mm, 123*109 au TC, 155*135 au CP nettement marqué), elle porte le cachet sec de Propriété Artistique, « les Lettres A & O entrelacées », au milieu de la marge inférieure. Malgré quelques salissures dans les marges et une coupe hasardeuse de la marge gauche, elle reste plaisante et traduit assez bien les bleus du « Christ blond » ainsi que le surnommait Henry Eon, le critique de la revue « La Plume ».

Rappelons le travail capital, fourni par Véronique Dumas, pour la redécouverte de l'œuvre de cet artiste dont, en particulier, la thèse de doctorat à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, sous la direction du professeur Jean-Paul Bouillon, l'éminent spécialiste de Bracquemond, « Essai et catalogue raisonné de l'œuvre complet » (2000).

Quelques regrets...

Pour « Une biche broutant », Crayon gras et aquarelle (230*325mm) de Jules Chadel.

Pour une eau-forte originale d'Eugène Charvot (1847-1924), « Le beffroi d'Evreux », et surtout, une aquarelle réalisée lors de son séjour tunisien et représentant le port de Gabes (datée d'octobre 1885, 170*100mm).

Pour « Le repos de bébé », eau forte originale du maître bourbonnais Marcellin Desboutin (1823-1902) éditée par Vve. Cadart à Paris. (La feuille 520*359mm, 268*190 au TC, catalogue Beraldi n°8).

Pour « La Bonne Mort » de Charles Maurras, avec un frontispice et des bois de Paul Devaux ; ouvrage édité en 1926 à 600 exemplaires sur velin d'arches

Pour « L'Emigrante » reproduction de la gravure sur bois par Albert Marie Victor Bellenger (1846-1914) d'après le bourbonnais Pierre Outin (1840-1899), publiée dans L'Illustration de1884.

Pour « L'enfant malade », burin de Lucien Pénat d'après Eugène Carrière exposé au salon de la Société des Artistes Français de 1933 sous le numéro 4857.

Pour « Enfants et jeune femme" eau-forte originale par le bourbonnais Marius Perret (1853-1900).

 

Peintres Auvergnats et marché de l'Art

Le marché est étonnant lorsqu'il touche le régionalisme.

Comment comprendre, expliquer les deux ventes suivantes :

Une toile de Mario Pérouse (1880-1958) représentant l'église Saint Léger à Royat (hst 285*320mm) vendue 1605€ (soit approximativement 321€ le point). Pérouse est un aimable artiste plus pittoresque dans ses scènes rustiques (nous nous rappelons son album de 17 lithographies imprimé chez De Bussac) que dans ses vues de monuments, mais, malgré la présence d'une dédicace, un tel montant ne se justifie pas.

Surtout quant on compare ce prix à une toile d'un double Second Prix de Rome, Jules Emile Zingg (1882-1942), « Vie de village » (hst 510*420mm) vendue 1915€ (soit approximativement 191€ le point). Certes, le palmarès n'est pas gage de qualité et l'on a vu nombre de pensionnaires de la Villa Médicis tombés et dans l'anonymat et dans la médiocrité ou pour le moins dans l'usage facile d'une technique. Néanmoins, au cas présent, il y a une distorsion de la valeur inversement proportionnelle à la qualité.

Nous espérons que l'achat du Mario Pérouse répond à un aimable coup de cœur qui seul permet toutes les audaces jusqu'à l'éventuel regret sans atteindre le remords.

 

Partager cet article

Repost0
12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 19:42

Index des Peintres en Auvergne & Bourbonnais, lettre A. 1

Abonnel Michel (Clermont-Fd 1881-1915) 1

Abraham Tancrède (1836-1895) 1

Adelsward, Gustave d' (XIXe) 1

Alaux Jean-Paul (1788-1858) 1

Albert-Philibert (Moulins ?- ?) XXe. 1

Alder Emile Paul (1870-1933) 1

Alesi Friedrich Hugo d' 1

Alix Yves (1890-1969) 2

Amédée-Wetter Hippolyte-Henri (Montluçon 1869-1929) 2

 

Abonnel Michel (Clermont-Fd 1881-1915)

Peintre né en  Auvergne à Clermont-Ferrand le 15 janvier 1881, Michel Abonnel expose aux salons des Indépendants en 1908 & 1909 où il présente des vues de Royat. Il décède le 2 février 1915 à l'hopital de St Chamond dans la Loire. Lors d'une exposition consacrée aux artistes victimes de la Guerre, le Salon d'Automne de 1919 présente un portrait ainsi qu'un paysage.

 

Abraham Tancrède (1836-1895)

Peintre paysagiste, graveur, aquafortiste Abraham Tancrède (7 janvier 1836, Vitré - 10 avril 1895, Paris) présente, lors du Salon de 1886, plusieurs aquarelles sur Vichy et ses envrons dont  "Le Gourd de l'Ardoiserie, près Vichy" (sic) (n°2489-4) et une eau-forte d'après ce même tableau. Faussement intitulées « Puits des Roches », ces œuvres sont admirées par le critique de L'Artiste (juillet 1886 p59).

L'endroit avait été visité par Millet lors de son passage en Bourbonnais et un dessin avait été exposé lors de l'Exposition retrospective de dessin de 1889 sous le titre "La ferme sur les hauteurs de l'Ardoisière, près Cusset".

Deux autres vues du Bourbonnais et d'Auvergne accompagnaient cet envoi : "La Tour Saint-Blaise à Vichy", et, "Le vieux pont de Thiers" (n°2489-2 et 2489-3).

Le site inspirera également Armand Charnay (1844-1916) qui expose au Salon de 1883 « Une partie de pêche à l'Ardoisière (Allier) » (n° 499 du livret).

Voir notice sur Tancrède Abraham et reproduction du Catalogue Illustrée du Salon 1886.

 

Adelsward, Gustave d' (XIXe)

Lyonnais né en 1843, élève de Bonnat après des études d'ingénieur, Gustave d'Adelsward expose au Salon de 1876 jusqu'en 1895. En 1894, au Salon de la Société Nationale des Beaux-arts, il présente une toile représentant six laveuses au bord de l'eau près de Vichy.

 

Alaux Jean-Paul (1788-1858)

Peintre, graveur, lithographe, Jean-Paul Alaux est né à Bordeaux le 4 octobre 1788. Elève de Pierre Lacour et d'Horace Vernet, il collabore aux « Voyages Pittoresques et Romantiques dans l'Ancienne France » du Baron Taylor (1789-1879) dont les deux volumes  « Auvergne » avec des lithographies, principalement d'après Jean-Baptiste Jorand (1788-1850) : « Saint-Cirgues », « Porche de l'église de Thiers », « Saint-Julien de Brioude », « Le Pont du Lignon ». Il expose au Salon de 1827 à 1841. Alaux décède le 24 janvier 1858 à Bordeaux où il était directeur de l'Ecole de Dessin.

 

Albert-Philibert (Moulins ?- ?) XXe

Graveur,  lithographe, affichiste, Albert Philibert est né à Moulins. Elève de F. Bouisset, il expose aux salons de la Société des Artistes Français de 1912 à 1938, dont une lithographie sur Vichy « Coin de Parc à Lardy » (1934, n°4229). Sociétaire des Artistes Français, il est membre du jury, section lithographie, pour les années 1922-1924.

Nous connaissons quelques-uns de ses élèves par les informations recueillies dans les livrets des salons dont :

L'avignonnais François Pierre Marius Renoyer (1887-1953) qui expose ses lithographies originales ou de traductions aux salons de la Société des Artistes Français de 1908 à 1950.

Marcel Lucien Mignon, également élève de C. Lefevre et de J Prado, qui expose ses gravures de 1928 à 1934.

Le niçois Pierre Henri Pozzi qui expose ses gravures de 1923 à 1925 dont une lithographie d'après son maitre "Temple de l'Amour, à Trianon" (n°4619 du Salon des Artistes Français de 1924).

Citons égelement : Jeanne Segaud, Paul Trément.

 

Albert-Philibert & Michelin. Nous devons au site BIBimage les informations suivantes sur la collaboration entre l'affichiste bourbonnais et la firme auvergnate :

Albert Philibert signa deux grandes affiches pour Michelin. La première en 1921 est remarquable pour sa qualité artistique. A cette époque le voyage en automobile était encore une aventure; la fiabilité des véhicules et la mauvaise qualité des revêtements suffisaient pour transformer chaque trajet en une expédition périlleuse. Albert Philibert accentua cet aspect dramatique en mettant en scène un Bibendum voyageant de nuit: "quelle folie!" pourrait dire un passant en voyant l'image. A quoi l'affiche répond implicitement: "Pas d'inquiétude; je suis équipé en Michelin!". La seconde en 1925 qui fut le modèle de la publicité institutionnelle Michelin pendant presque de 50 ans! Albert Philibert est le père du Bibendum au pneu courant avec la main levée et sans son cigare. Le dessin illustre jusqu'à la fin des années 60 le logo de la marque Michelin où il fut remplacé par le "Bib fonceur".

 

Alder Emile Paul (1870-1933)

Peintre, Graveur xylographe, Illustrateur, Emile Paul Alder est né en 1870 à Zurich. Elève, en Suisse, de Fritz Schider, il participe aux salons des Indépendants de 1908 à 1914 (dès 1907 pour Benezit), d'Automne de 1922, 1926 et 1928, de la Société des Artistes Français de 1924 à 1926, des Artistes Décorateurs de 1927 et 1928, de la Société Nationale des Beaux-arts de 1928 et 1931 (1927 à 1932 pour Benezit.

Lors du salon d'Automne de 1928, il présente une gravure sur bois « Château de Saillant (Cantal) » (n°24).

Il décède en 1933 à Paris.

 

Alesi Friedrich Hugo d'

Graveur, Affichiste, Friedrich Hugo d'Alesi est né à Sibiu (Roumanie) en 1849. Cet ingénieur, après s'être installé à Paris en 1876, il réalise plusieurs affiches pour les compagnies de chemin de fer en 1896 dont :

« Chemin de fer d'Orléans, l'Auvergne » (102*70cm),

« Chemin de fer P.L.M. Le Puy (Hte-Loire) » (106*75), et,

« Vichy P.L.M. » (106*75).

Il décède le 11 novembre 1906 à Paris.

 

Alix Yves (1890-1969)

Peintre, Aquarelliste, Décorateur, Graveur, Lithographe, Illustrateur,  Yves Alix est né le 19 août 1890 à Fontainebleau. Elève de l'Académie Julian et de l'Académie Ranson où il suit l'enseignement des Nabis, il débute au Salon des Indépendants en 1912.

En 1925, il anime le Groupe des Onze qui devient, en 1929, "Les Jeunes Graveurs Contemporains".

Alix présente au Salon de la Jeune Gravure Contemporaine de 1935 des lithographies (n°10) pour l'illustration du roman de Maurice Constantin-Weyer (1881-1964) « Le Général Youssouf » édité par la N.R.F. Une eau-forte illustre les 325 exemplaires de tête tirès sur hollande Panne Rock.

La même année, il illustre l'un des vingt-six textes "D'Ariane à Zoé, alphabet galant et sentimental", le chapitre écrit par Jean Giraudoux  intitulé "Barbe", d'une lithographie ; ouvrage édité par les Editions Librairie de France, tiré à 20 exemplaires sur japon, 50 sur hollande et 100 sur Arches.

Il expose régulièrement de 1926 à 1949 aux divers salons et expositions : d'Automne, de la Jeune Gravure Contemporaine, Exposition Internationale de 1937, de l'Imagerie, de la Société des Peintres Graveurs Français. Lors du Salon des Tuileries de 1926 Charles Fegdal, critique de la Revue des Beaux-Arts, le compare à Daumier.

Il décède le 22 avril 1969 à Paris. Son oeuvre gravé compte 116 numéros.

La Chalcographie du Louvre posséde :

"Le jardinier de Saint-Tropez", eau-forte, 335*215mm (n°14017 de l'Inventaire 1954).

Bibl.: Sophie Lefèvre, "Yves Alix (1890-1969) Catalogue de l'oeuvre gravé", Association des Amis d'Yves Alix, Paris, 1997, 106p., 550 ex.

Nous avons un second exemplaire de ce catalogue, disponible à la vente, malgré une couverture abîmée, au prix de 25€ plus les frais de port (variable selon France ou International), nous contacter.

 

Amédée-Wetter Hippolyte-Henri (Montluçon 1869-1929)

Peintre, Graveur, Xylographe, Hippolyte-Henri Amédée-Wetter est né à Montluçon en 1869. A ses débuts, Hippolyte-Henri Amédée réside au n°4 de la rue Duperré (quelques mètres plus loin, au n°13, demeure un autre peintre d'origine bourbonnaise, Lopisgich) à Paris. Elève de Jules Lefebvre, Benjamin-Constant et Robert-Fleury, avec « Soir - Bourbonnais » (n°18 du catalogue) il débute au salon de 1894 de la Société des Artistes Français qui lui décernera une Mention Honorable en 1898 pour "Viviane victorieuse de Myrdhinn" (n°29) et "L'Amie de silence" (n°30).

A partir du salon de la Société des Artistes Français 1906 le livret porte la mention « Amédée-Wetter Henri 7 rue Garreau »

Lors de sa première participation au salon des Indépendants, en 1911, (il participera aux éditions de 1912 et 1914), il présente un tableau « Marché Bourbonnais » (n°119) parmi des vues de Bretagne. Ses thèmes de prédilection érant les marchés de plein air ainsi que les marines.

Cette même année, il débute au salon de la Société Nationale des Beaux-Arts où il exposera jusqu'en 1928.

Guillaume Apollinaire dans sa critique du salon des Indépendants de 1914 "retrouve un grand nombre de jolis paysages impressionnistes, qui... sont peut-être le meilleur de la production des Indépendants et seront considérés plus tard comme une des gloires incontestées de l'école française de ce temps... (que) le futurisme a commencé d'envahir" et cite Amédée Wetter (L'Intransigeant des 4 & 5 mars 1914). Cette année-lè, Amédée-Wetter expose "Marchands de cuviers" (n°50).

Cet ami de Paul-Emile Colin (1867-1949) expose également dans la section Gravure des Salons ou Expositions de la Société Nationale des Beaux-arts, d'Automne, Société de la Gravure sur Bois Originale, de la Société des Peintres Graveurs Français, des Tuileries de 1912 à 1927. Amédée-Wetter illustre « Au jardin d'Aphrodite » de Paul de Stoecklin (1873-1964).

En 1926, il est membre du jury de l'Association pour favoriser l'illustration des livres en France qui attribue le Prix Antoine Claraz.

Il décède en 1929 à Paris.

 

Ces notices s'inscrivent dans notre "Essai d'un Index des Peintres en Auvergne". Il ne prétend pas à l'exhaustivité.

Certains artistes font l'objet d'une notice détaillée à laquelle vous pouvez acceder  en cliquant sur le lien "En savoir plus".

Si vous possédez des informations, documents ou oeuvres, merci de me contacter par courriel en cliquant sur ce lien ou en recopiant l'adresse à partir de votre messagerie. Nous achetons des gravures et ouvrages d'artistes en rapport avec l'Auvergne.

N'hésitez pas à me communiquer l'adresse de votre site s'il traite de l'un de ces sujets. Réguliérement, la présente page sera alimentée de mise à jour alors inscrivez-vous à la lettre d'information.

Il sera rédigé une ou plusieurs pages par lettre alphabétique.

Voir le catalogue en ligne Estamp-art de la Galerie hAbEO à Vichy (France), des ventes de gravures d'artistes ayant trait à l'Auvergne peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 17:21

Médecin, Peintre Paysagiste, Graveur, Aquafortiste, Eugène Louis Charvot est né à Moulins (Allier) le 11 février 1847.

Ses parents, Jérôme Charvot âgé de 54 ans et Edme Elizabeth Blanchard Laralette âgée de 45 ans, demeurent rue de Paris. Le père est censeur au collège Royal de Moulins.

Elève de Félix Henri Giacomotti[1] (1828- 1909) et de Léon Bonnat (1833-1922), il débute au Salon de 1876 avec un dessin à la plume « Un Chemin creux » suivi, en 1879, par une toile « Prairies Bourbonnaises » (n°605 du catalogue).

 

Cette activité artistique est menée en parallèle à une carrière militaire dans les services de santé.

Depuis octobre 1866, Charvot est inscrit à l’École de Santé de Strasbourg. Sa fiche signalétique donne les renseignements physiques suivants : « Cheveux et sourcils noirs, yeux bruns, front haut, nez long, bouche moyenne, menton rond, visage long, taille d’1 mètre 66 ».

Médecin élève de 2ème classe, il participe à sa première campagne militaire (2 août 1870-7 mars 1871) : hôpital militaire de Metz (août 1870) puis Ambulance du Quartier Général du 20ème Corps d’armée (2 décembre 1870). Le 1er février 1871, il passe en Suisse avec l’Armée de l’Est et retrouve le 12 avril 1871 son département natal avec son affectation à l’Hôpital militaire de Vichy.

Le 23 août 1871, il entre à l’École d’application du Val de Grace comme médecin stagiaire.

Médecin aide-major de 2ème classe, il part le 7 mars 1872 pour l’Hôtel des Invalides il prend le grade supérieur le 10 janvier 1874. Il est ensuite nommé successivement au 65e Régiment de ligne (30 janvier 1874), à l’École d’application du Val de Grace (4 juin 1874) où il obtient le grade de Médecin major de 2ème classe professeur agrégé le 18 juillet 1878.

 

Il illustre, alors, le « Précis de médecine judiciaire »d'Alexandre Lacassagne (1843-1924) avec 47 figures dans le texte et 4 planches en couleur (Paris, G. Masson, 1878, 576 p.) « Notre collègue le docteur Charvot, nous a aussi prêté le concours de son beau talent pour les dessins des figures et des planches ».

 

Le 22 septembre 1883, il retourne dans l’Est et arrive au 10 Régiment de Hussards (Nancy).

L’année suivante, nommé Médecin major de 1ère classe, Eugène Charvot est affecté le 30 décembre 1884 aux Hôpitaux de la Garnison d’occupation de Tunisie : Hôpital militaire du Kram (23 janvier 1885), de Gabés (27 février 1885), de Kram (1er février 1886) et du Belvédère (6 novembre 1886).

Lors de ce premier séjour en Afrique du Nord (19 janvier 1885 – 8 décembre 1889), Charvot continue à peindre et dessiner des paysages et intérieurs dont certains seront présentés  aux salons à partir de 1886. A Tunis, il rencontre, en décembre 1888, Maupassant à qui il offre une chienne Tahya de race sloughi ou lévrier arabe .

Ces œuvres ont permis à d'aucun de le qualifier inconséquemment de peintre orientaliste comme si la présence d'un oasis ou d'un palmier dans la toile du moindre « tableauiste » autorise une telle catégorisation. Si son compatriote bourbonnais, Marius Perret (1853-1900)[2], peut être considéré comme un orientaliste, Charvot reste, essentiellement, un paysagiste dont les vues s'inspirent des régions traversées même si, parfois, il traduit une atmosphère, une particularité, un sentiment local comme dans son « Intérieur arabe à Djara, Sud Tunisien » du salon de 1887.

Ainsi, par exemple, la « La jetée à Sidi Bou Saïd » (1888), mise en vente sous la classification « Orientalisme » en octobre 2003, pourrait être un paysage des côtes ibériques, helléniques voire du littoral méditerranéen français. Les amateurs n'ont pas été leurrés et cette toile, agréable, n'a trouvé preneur, tout comme cette aquarelle datée de 1885 "Gabès, felouques près de l'oasis" et retirée de la vente en 2007.

Ses paysages rustiques sont animés de paysannes, bergères et autres fermières.

 

Fin 1889, Charvot retourne en métropole pour l’hôpital militaire Saint-Martin à Paris (18 décembre 1889), avant de revenir en Afrique du Nord, à l’hôpital militaire de Constantine en Algérie, du 22 février 1893 au 4 mai 1897. Lors de cette dernière campagne, Charvot, blessé, est cité à l’Ordre de l’Armée pour ses actions d’éclat.

Il quitte l’Algérie avec le grade de Médecin principal de 2ème classe (22 mars 1899).

Admis à la retraite (4 mai 1897), il est nommé le 24 juin 1897 au grade de Médecin Principal de 2ème classe de l’Armée Territoriale mis à la disposition du Gouverneur Militaire de Paris le 21 juillet 1897.

Charvot s’installe alors en Haute-Savoie. Le 10 juillet 1899, il est autorisé, par décret du Président Félix Faure, à résider à l’étranger et expose à Genève en 1898 à l’occasion d’une exposition municipale.

Fin 1899, de retour en France, Charvot réside au 3 avenue Ceinture à Créteil, et, parcourt l'Ile-de-France et ses abords, des rives de la Marne aux environs d'Evreux.

Il s'exerce alors à la gravure. Après une longue éclipse des salons de la Société des Artistes Français de 1888 à 1901, excepté une présence en 1890 et 1898, il expose de nouveau en 1902, principalement dans la section Gravure, avec des eaux-fortes originales[3] représentant surtout des scènes rustiques pour lesquelles il obtiendra une mention honorable en 1904 puis une médaille de 3ème classe en 1906.

Remarqué par Henri Beraldi qui lui demande, pour la Revue de l'Art Ancien et Moderne, des pièces dont les premières « Paysanne sous la feuillée » et « Paysanne en plaine gardant sa vache »[4], sont publiées en 1904,. Elles seront suivies, en 1906, par « Au bord de l'eau », « La sieste » et « Vache au coin d'un bois ».

Le graveur Eugène Charvot séduit jusqu'au chroniqueur de la Revue de Paris, Raymond Bouyer, qui écrit « l'aquafortiste Eugène Charvot... réconcilie dans ses affections la savante probité d'un Harpignies et la rustique ferveur d'un Millet ».

1906 est une année marquante pour Charvot : il est récompensé pour la deuxième fois au Salon, et, son œuvre évolue. A ses paysages, il ajoute quelques vues de villes, principalement normandes. De cette série, émerge une agréable eau-forte « Le Beffroi d'Evreux » (1908), publiée par la Revue de l'Art en mai 1913.

En 1908 et 1909, Charvot présente, sans succès, deux eaux-fortes, inspirées de l'Ancien et du Nouveau Testament, au Concours Belin-Dollet, du nom de son créateur le peintre graveur bourbonnais Georges-Gaspard Belin-Dollet (1839-1902).

Après 1911, il n'apparaît plus dans les livrets et dans les revues bourbonnaises où l'on ne retrouve d'ailleurs aucune nécrologie. Néanmoins, Charvot continue à graver ; témoin cette eau-forte signée et datée dans la planche "Charvot 1914" reproduisant une paysanne assise sous un feuillus et tricotant tout en gardant sa vache.

 Charvot Paysanne tricotant 1914 L

Jean Adhèmar mentionne un catalogue de l'oeuvre gravé, sans citer l'auteur, dont nous n'avons pu trouver trace ("Inventaire du Fonds Français après 1800, 1949, vol.4, pp.402-403) ; selon la numérotation utilisée, le nombre de planches gravées serait au minimum de quarante-sept.

 

Eugène Charvot, Médecin Principal en Retraite et Professeur agrégé libre du Val de Grace, décède le 8 février 1924 en son domicile parisien, au 9 rue d’Orléans dans le Quatorzième. Le 12 février, une cérémonie religieuse en l’église Saint-Pierre de Montrouge réunit sa famille et ses amis avant l’inhumation, « sans fleurs ni couronne », au cimetière de Créteil dans la sépulture familiale

 

Sa fille, Mme Yvonne Charvot Barnett, léguera 19 peintures, 202  œuvres sur papier ainsi que des documents d'archives au Cummer Museum of Art & Gardens de Jacksonville, Floride.

 

Nous connaissons peu d'élèves d'Eugène Charvot, ou du moins d'artistes ayant suivi ses conseils, néanmoins nous pouvons citer :

 

Albert Gleizes (1881-1953), initié à la gravure par Charvot lors de leurs rencontres à "l'Abbaye" de Créteil, maison louée par Gleizes et ses amis fin 1906 pour y créer une "association fraternelle d'artistes".

L'historien-peintre amateur Camille Grégoire [5] (Moulins, 1842-1913) qui expose aux salons de la Société des Artistes Français de 1909 et 1911. Charvot a fourni quelques hors textes pour illustrer l'ouvrage de ce dernier « Excursion dans le canton de Saint-Pourçain » (Saint-Pourçain, Imprimerie G. Dupuis, 1900 ; in-8, broché. 3ff.-III-131pp. - 15 planches hors-texte)

L'aquafortiste grenoblois, Clément Pierre Charlemagne (salons de la Société des Artistes Français de 1911, 1913 et 1939).

Louis Désiré Lacour, graveur à l'eau-forte qui expose au Salon de 1908 une « Rentrée du troupeau (Auvergne) » (n°4457-3).

Victor Valery Lochelongue (1870-1930), graveur à l'eau-forte et à la pointe sèche, actif de 1906 à 1930.

Le graveur parisien Ernest Jules Mouton, demeurant également à Créteil, qui expose, entre 1906 et 1910, des eaux-fortes originales.

Le peintre et graveur Lucien Seevagen (1887-1959).

 

Publications :

Dr Jules Chauvel, Précis d'opérations de chirurgie, 1ère édition en 1877 avec 281 dessins de Charvot gravés par E Marchand (Editions J-B Baillière & fils), réédition en 1883 avec 303 dessins de Charvot.

Alexandre Lacassagne, Précis de médecine judiciaire, avec 47 figures dans le texte et 4 planches en couleur par le Dr E. Charvot (Paris, G. Masson, 1878, 576 p.)

Dr E. Charvot, Causerie artistique. Les origines de la peinture française, Editeur : Impr. de E. Auclaire (1897) 50 pages

Récompenses, distinctions :

  • 1904, Mention Honorable (section gravure, catégorie eau-forte).
  • 1906, Médaille de 3ème classe (section gravure, catégorie eau-forte)[6].
  • Chevalier de la Légion d'Honneur

Œuvres exposées :

A défaut de précision contraire, les œuvres ont été présentées au salon de la Société des Artistes Français[7].

1876,    « Un Chemin creux » dessin à la plume.

1879,    « Prairies Bourbonnaises » (peinture, n°605 du catalogue).

1880,    « Les bords de l'étang de Trivaux (Meudon) » (peinture).

1881,    « Paysanne » (peinture, n°438).

1882,    « Le Bas-Meudon » (peinture),

              « Un coin de prairie » (peinture).

Domiciliation : Rue des Quatre-Eglises, Nancy, et, Chez M. Foinet, 54 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris.

1884,    « Vue du parc de Saint-Cloud, soleil couchant » (peinture, n°507)

1885 ?  Nota : Manque d'information.

Domiciliation : Chez M. le Dr Charvot, 1 rue du Maroc, Paris

1886,    « Intérieur arabe à Djara, Tunisie » (peinture, n°501),

              « Les bords de l'Oued-Gabès, à Djara » (peinture, n°502),

1887,    « Intérieur arabe à Djara, Sud Tunisien » (peinture, n°513),

Domiciliation : 22 rue de La Tour-d'Auvergne, Paris.

1890,    « La Rue à El Halfaouine » (peinture, n° 506),

              « La Rue du Pacha » (peinture, n°507),

Domiciliation : Chez M. Maurice Faure, 2 avenue de Villiers, Paris.

1898,    « Intérieur arabe à Tunis » (peinture, n° 454),

              « Paysage en Bourbonnais » (peinture, n°455).

Domiciliation : 3 avenue de Ceinture, Créteil.

1902,    « Bateau-lavoir sur la Marne » (peinture n°356),

              « Un chemin creux » (eau-forte originale n°3404),

              « Prairie au bord d'une rivière » (eau-forte originale n°3405-1),

              « Le soir » (eau-forte originale n°3405-2).

1903,    « Bords de la Moselle » (peinture n°),

1904,    « Paysanne sous la feuillée » (eau-forte originale n°3961-1),

              « Paysanne en plaine gardant sa vache » (eau-forte originale n°3961-2),

              « Petite fille faisant boire sa vache » (eau-forte originale n°3961-3),

              « Paysanne au crépuscule » (eau-forte originale n°3961-4).

1905,    « Paysanne brûlant des herbes, au crépuscule » (eau-forte originale n°4292, voir au musée de Grenoble)

1906,    « La Vieille tour de l'horloge à Evreux » (eau-forte originale n°4076-1),

              « Au bord de l'eau » (eau-forte originale n°4076-2),

              « La Maison du grand veneur à Evreux » (eau-forte originale n°4076-3),

              « La sieste » (n°4076-4),

              « Vache au coin d'un bois » (n°4076-5).

1907,    « Un coin de prairie, effet d'orage » (eau-forte originale n°3987-1),

              « Chemin normand » (eau-forte originale n°3987-2),

              « Vieilles maisons à Evreux » (eau-forte originale n°3987-3),

              « Nocturne » (eau-forte originale n°3987-4).

1908,    « Samson mettant le feu aux moissons des Philistins » (eau-forte originale, Concours Belin-Dollet, n°4251),

              « Le Repos au labourage » (eau-forte originale n°4252)

1909     « L'Enfant prodigue gardant les pourceaux », (eau-forte originale, Concours Belin-Dollet, n°4408).

1911,    « L'Orage », (eau-forte originale n°4467°),

              « Le Sommeil des Nymphes » eau-forte d'après Narcisse Diaz (1807-1876) (n°4468).

Bibliographie :

  • Compilation des livrets de Salons,
  • Compilation de revues d'art : L'Artiste, La Gazette des Beaux-arts, La Plume,
  • Compilation de revues régionalistes : Annales Bourbonnaises, La Quinzaine Bourbonnaise, Société d'Emulation du Bourbonnais,
  • Bellier, Auvray, Dictionnaire général des Artistes de l'Ecole Française, 1882, Suppl. p. 137.
  • Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe siècle, Ides et Calendes, 1985, p.88.
  • E. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999, vol.3, p.518.
  • Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950, Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, vol.1, pp.495-496.
  • Susan Gallo, The Rediscovery of Eugène Louis Charvot (1847-1924), Painter, Printmaker and Physician,  octobre 2000.

 

Cette notice (créee le 28 décembre 2008 et mise à jour le 20 janvier 2013) s'inscrit dans notre essai d'un "Index des peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations, documents ou œuvres, contactez-moi par courriel à l'adresse info@alceste-net.com.   L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.


[1] Directeur des Beaux-Arts de Besançon, il ne partageait pas l'admiration de son élève Jules Emile Zingg (1882-1942) pour Courbet qui traversera donc rapidement sa classe.

[2] Cet artiste s'inscrit naturellement dans notre « Index » et sera le sujet d'une prochaine notice.

[3] Exceptée la dernière, gravure d'interprétation d'après Narcisse Diaz (1807-1876) « Le Sommeil des Nymphes ».

[4] Cette gravure a été mise, récemment, sur le marché sous le nom « Aux champs » (La feuille 202 *288 mm, au TC 150 * 186 mm).

[5] Selon les indications fournies pour les catalogues des salons de la Société des Artistes Français de 1909 et 1911 auxquels il participe avec des vues d'Hérisson (eaux-fortes).

[6] Cette récompense est omise dans le Benezit (édition 1999).

[7] La présente liste a pu être dressée par la compilation des Catalogues, des revues de l'époque     .

 

 

artprice

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 15:11

Graveur, xylographe, Illustrateur naturalisé français, élève de Fernand Cormon, Jean Lebedeff (ou Ivan Lebedev) est né en 1884 à Bogorodskoie (près de Novgorod en Russie). Il expose ses bois dans divers salons ou expositions (Indépendants, Automne, Artistes décorateurs, Gravure sur Bois Originale, Livre de Demain, Tuileries) de 1913 à 1949.

Lebedeff décède en 1972 à Nîmes.

Illustrateur fécond, il travaille pour de nombreuses revues telles Les Annales pour les couvertures de laquelle il réalise plusieurs bois dont le portrait de Mistral à l'occasion du centenaire.

En 1935, il grave 36 bois pour « Une corde sur l'abîme », de Maurice Constantin-Weyer (1881-1964), publié par la librairie Arthème Fayard, Collection Le Livre de Demain n°154. Constantin-Weyer dédie ce roman d'aventure à l'académicien Goncourt, J.-H. Rosny Ainé, dont le roman « Erymah » fut sa première lecture « en cachette, vers l'âge de treize ans ».

 

Cette année-là, Yves Alix (1890-1969) présente au Salon de la Gravure Contemporaine des lithographies pour l'illustration d'une édition de la NRF "Le Général Youssouf".

Toujours en 1935, Le Livre Moderne Illustré publie "Source de joie" (n°217 de la Collection) illustré par Marcel Mouillot (1889-1946).

Dans la même collection (n°172), Fayard édite, en 1937, un autre roman de Constantin-Weyer, "Drapeau rouge", avec 36 bois de Charles Jean Hallo (1882-1969).

L'éditeur Ferenczi et fils, dans sa Colllection Le Livre Moderne Illustré, avait publié en 1929 le "Cavelier de La Salle" de Constantin-Weyer (n°86) avec des bois en deux tons de Gérard Cochet (1888-1969).

 

Bibl. : Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950, Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, vol.3, pp.1147-1149, 1467-1469.

 

Cette notice s'inscrit dans notre essai d'un "Index des peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations, documents ou œuvres, contactez-moi par courriel à l'adresse hughes.brivet@laposte.net.

 

Voir notre Catalogue des œuvres disponibles. Des estampes de Lebedeff peuvent être en vente.

 

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:52

Charles Jaffeux est né à Riom le 17 janvier 1902 ; son père, François, était aquarelliste amateur. Elève de l'Ecole des Beaux-arts de Clermont-Ferrand, de Paris, des Arts Décoratifs,  et de Charles Waltner (1846-1925, Grand Prix de Rome en 1868) pour la gravure, il fréquente également l'Académie libre de la Grande Chaumière, fondée en 1902.

Illustrateur, graveur, aquafortiste, peintre paysagiste de l'Auvergne, mais aussi de la Bretagne, des Alpes et de la Provence.

La multitude de son œuvre gravé de divers sites et monuments de France apparente sa production à un volumineux carnet de voyages où l’on retrouve la vie quotidienne régionale de la première moitié du vingtième siècle :

Un coutelier et son chien porte sa production dans une brouette alors qu’une femme discute avec une habitante de « La Maison de l’Homme des Bois à Thiers », eau-forte.

Un marché s’étale devant le « Château du Pirou à Thiers », eau-forte.

Une paysanne et son chien franchissent avec deux vaches la porte du "Beffroy de Besse", eau-forte.

Un paysan et son fils rentrent un troupeau de trois vaches à l'étable près de "l'Abside de l'Eglise d'Orcival", eau-forte.

Deux chasseurs et leur chien marchent dans la "Neige sous le Puy-de-Dôme", eau-forte.

Un adulte et un enfant laissent passer un fiacre dans la rue de la « Maison du Baillage à Vichy », eau-forte.

Une femme avec un animal passent devant une maison à colombage en direction de la « Tour de l’Horloge à Vichy », eau-forte…

Il est intéressant de comparer ces deux vues avec ce que découvre le passant vichyssois aujourd'hui.

Et si l’être humain n’est pas directement représenté, un élément le rappelle :

Une brouette posée devant un muret derrière lequel s’élèvent les « Ruines du Château de Bourbon l’Archambault », eau-forte.

Un « Vieux Puits à Pérouges » au premier plan d’une maison de style Renaissance avec fenêtre à meneau…

Cette très belle eau-forte est remarquable par la symétrie entre l’arbuste de gauche et l’ombre de l’arbre à droite, ainsi que celle de l’ombre du puits en bas à gauche et le feuillage de l’arbre en haut à droite. Egalement, sur une diagonale, en bas à gauche la roue du puits avec ses trois rayons rappelant une croix hindoue ou bouddhiste en opposition avec, en haut à droite, la fenêtre Renaissance rectangulaire avec ses meneaux croisés.

Suite à son exposition de 1932, Joseph Desaymard écrit : "Le talent propre à Jaffeux, c'est de faire parler les pierres. Par le seul truchement du dessin, s'y joignant les contrastes du blanc et du noir, (il) excelle à tirer des vieux murs une éloquence et à la rencontre, une poésie" (in L'Auvergne Littéraire, n°66, 1933, p.25).

Ces pierres murmurent le passé de Marsat, près Riom dans le Puy-de-Dôme, par le truchement des six lithographies, numérotées et signées, et, des quatorze dessins originaux de Charles Jaffeux qui accompagnent les textes d'auteurs spécialistes de l'archéologie, l'art, l'histoire civile et ecclésiastique, le culte marial (Pierre Balme, abbé J. Bonnet, F. Bost, Louis Bréhier, F. Morel, H. et E. du Ranquet, Marguerite Soleillant, Maurice Vloberg). De cet ouvrage publié en 1939 par l'Auvergne littéraire, artistique et historique (cahier n° 99), nous retiendrons principalement la fontaine surmontée d'un calvaire et que domine une tour : deux vues différentes (dans le texte et hors texte) qui, couchées sur du papier d'Auvergne à la main avec filigrane, nous ravissent et nous remuent jusqu'au tréfonds de nos entailles comme l'écrivait Jules Laforgue dans ses « Notes d'esthétique ». Un bois de Victor Fonfreide rappelle le rayonnement de Notre-Dame de Marsat.

 

Jaffeux n'exposera que deux fois aux salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, en 1935 et 1936, où il présentera des gravures sur cuivre.

Son oeuvre gravé est forte de plus de 436 pièces représentant des sites, animés ou non, d'Auvergne, et du sud du Massif-Central,  des Alpes, de la Bretagne, du Centre-Ouest, de la Normandie, du sud de la France ainsi que des vues de Bourges, Lyon, Paris,Perouges.

Il décède le 14 mars 1941 à Riom.

 

Voir Catalogue des Eaux-fortes sur le Bourbonnais.

 

Cette notice s'inscrit dans notre essai d'un "Index des peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations, documents ou oeuvres, contactez moi par courriel à l'adresse hughes.brivet@laposte.net.

Voir notre Catalogue des oeuvres disponibles. Des ventes d'estampes de Jaffeux peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 18:10
Graveur et aquafortiste, Mathurin Louis  Armand Queyroy est né le 30 juillet 1830 à Vendôme. Elève de Luminais, il pratiqua l'aquarelle avec Giacomelli, et, avec Maxime Lalanne le fusain et l'eau-forte. Il réalisa des vues de sites de France dont l’Auvergne et le  Bourbonnais publiées en albums principalement par Cadart et l'album de la Société des Aquafortistes "Eaux-fortes modernes"ou par L’Illustration Nouvelle, revue mensuelle composée de quatre planches éditée par Cadart & Luce à Paris, jusqu’à la fermeture de cette maison en 1880. Ses vues étaient particulièrement bien accueillies comme le note La Gazette des Beaux-arts « Les vues de villes, les monuments trouvent toujours d’habiles interprètes en MM. : Queyroy… » (août 1873, p.147).

Outre Les Etrennes de Bébé, l'eau-forte que je préfére, Queyroy réalisa des pièces auvergnates et bourbonnaises originales :

       « Bourbon-l'Archambault », album (1861)

       « Le Vieux Moulins », (album de 21 planches (1864-1867, B. n°1). Il existe une édition de luxe sur papier de Hollande, tirée à 25 exemplaires avant la lettre. A sa parution, l'album était vendu 25 fr. sans possibilité d'acquèrir des épreuves isolées. (Un album de 19 planches avec titre, imprimé par Delâtre circa 1867???, a été adjugé 170€, début octobre 2008  à Chatellerault sous le marteau de M° Sabourin ; le musée de Moulins posséde un album complet).

       « En Bourbonnais », album de 12  planches (B. n°4). Il existe une édition de luxe sur papier de Hollande, tirée à 25 exemplaires avant la lettre. A sa parution, l'album était vendu 15 fr. Une épreuve séparée était vendue 1fr avant la lettre, 0fr50 avec la lettre..

          « Chanteurs de Noël, Bourbonnais », in 8°, 1862

          « Château de La Palisse »,

          « Château de Bourbon-Busset », (Salon de 1870, n°5320)

          « Eglise de Souvigny », (Salon de 1878, n°4920)

          « Croix à Royat »,

          « Vieux puits à Moulins »,

          « Rue de Royat »,

          « Paysans du Bourbonnais »,

          « Intérieur Bourbonnais »,


 

Queyroy avait épousé, en 1857, la fille d'un notaire de Moulins, Mlle Watelet. Il installa son atelier dans le chef lieu de l'Allier, rue Regnaudin, où il amassa une collection d'antiquités qui fut vendue en février 1907.

Il devint alors le conservateur du musée de la Société d'Emulation du Bourbonnais (1862) devenu, après sa cession au département en 1863, musée de Moulins. Il conservera ce poste jusqu'en 1891.

En 1865, il participa à la création de la Société des Aquafortistes avec Corot, Bracquemond, Ponthus-Cinier, Appian, Jules Laurens, Maxime Lalanne, Jongkind, Paul Huet, Jules Jacquemard, Jules Michelin, Daubigny...

A. Queyroy dessina également pour les Faïences de Nevers.

   Les principales revues artistiques du XIXème siècle, La Gazette des Beaux-arts et L’Artiste, publièrent  certaines de ses œuvres.

   Armand Queyroy décède le 07 mars 1893.

 

 

L’Artiste a publié :

  • « La Gardeuse de dindons » (eau-forte, 15 mars 1863),
  • « Au coin du feu » (15 juin 1863)
  • « Gens et bêtes » (1 novembre 1863)
  • « Le chemin de l’école » (eau-forte, 15 juin 1864, Imp. Delâtre), « Pendant que M. Queyroy composait des bois pour les poésies des bois et des rues, de Victor Hugo, il peignait, c’est le mot, il peignait pour L’Artiste ce Chemin de l’Ecole, qui est un chemin de feuilles d’automne pour les poètes, et un chemin d’étude pour les peintres et les graveurs à l’eau-forte ».
  • « Fontaine Louis XII » (1 août 1866),
  • « Le château de Blois » (février 1867)
  • « Le Palais Ducal à Nevers » (janvier 1869), « C’est la vieille France ; c’est là que nos pères ont vécu sans pressentir la France d’aujourd’hui, encapuchonnés dans tous les esclavages et tous les préjugés. De cette France-là, il n’est resté que Dieu. M. Queyroy nous retrace ainsi l’histoire de nos vieux monuments, avec beaucoup de vérité et de couleur ».

 

La Gazette des Beaux-arts a publiée :

  • « Eglise Saint-Martin, à Vendôme », (février 1868, eau-forte originale),
  • « La Poissonnière, manoir où est né Ronsard », (août 1872, eau-forte originale).

 

 

Bibl. :

         Émile Galichon, Le Vieux Vendôme Eaux-fortes de M. Queyroy avec texte de M. Bouchet, La Gazette des Beaux-arts, Tome XXIV, février 1868, pp.194-195.

       Beraldi, Les graveurs du XIXe siècle, 1891, vol.11, p.56.

         Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe siècle, Ides et Calendes, 1985, p.291.

      Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, « Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950 », Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, Vol.5, pp.2074-2075.

 


 

 

En savoir plus sur alceste-art.com, avec les notices suivantes concernant Armand Queyroy (cliquez sur les liens) : 

 

 

 

      

Cette notice (créee le 5 décembre 2008, mise à jour le 22 mars 2010) s'inscrit dans notre essai d'un "Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations, documents ou oeuvres, merci de me contacter par courriel à l'adresse hughes.brivet@laposte.Net à partir de votre messagerie.

Voir le catalogue Estamp-art de la galerie hAbEO.

Des ventes de gravures de Queyroy peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Blog d'HABEO Art et Estampes
  • : Flâneries littéraires, artistiques et autres errances auprès des artistes peintres et graveurs de 1830 à 1930, et, de quelques coups de coeur contemporains
  • Contact

En visite avec alceste

Il y a actuellement    promeneur(s) sur ce blog

Estamp'Art

Le catalogue en ligne de la Galerie hAbEO

logo Cliquez sur l'image pour le consulter et passer vos ordres d'achat de gravures, dessins, peintures ou livres.

Contacts

Vous souhaitez

SIGNALER un artiste, une oeuvre, une erreur
, cliquez ici.

VOUS RENSEIGNER sur un artiste, une oeuvre, cliquez ici.

VENDRE ou ACHETER une oeuvre, cliquez ici.

SUIVRE notre actualité avec Follow hjb03 on Twitter

Côte d'Artistes

artprice