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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 10:08

Présentation

Louis Dussour (1905-1986) était un peintre de fresques et de chevalet. Il est décédé à Riom en 1986.

Biographie

Toute ressemblance avec l’article de Wikipédia n’est pas fortuite. En effet, j’ai créé et alimenté cette page de contributions à compter du 2 février 2008 (voir l’historique).

 

Né à Riom, il commence ses études artistiques à l'École régionale des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand et les poursuit à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris dans l'atelier d'Ernest Laurent. Disciple de Paul Baudoüin, chef de l'atelier de fresque, il consacrera à ce médium, la fresque sur mortier frais, une grande partie de sa carrière.

 

Décorateur d'un grand nombre d'églises et de monuments publics, il répondit à des commandes de particuliers et bénéficia de plusieurs commandes de l'État dont la niche centrale du Palais du thermalisme à l'Exposition internationale de Paris en 1937 qui lui a valu une médaille d'or.

   

Dussour succède à son ami décédé, Charles Jaffeux, au poste de professeur de dessin au collège Sainte-Marie (Riom, mars 1941).

En 1949, il est nommé directeur de l'école nationale d'art décoratif de Nice. Il expose régulièrement à la Biennale de Menton où il a obtenu une médaille d'or. Il fréquente Matisse, Cocteau, Chagall et Picasso.

 

Il quitte l'enseignement en 1971 après avoir été nommé Directeur de l'École des Beaux-Arts de Bourges en 1967. Il est chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres, Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques.

 

Il se consacre alors à son œuvre personnelle qu'il exprime dans la peinture de chevalet.

 

Récompenses et distinctions

1976, Prix Marie Bashkirtseff, pour "Baigneurs et barques", et "Paysage en Limagne".

 

Œuvres

Dussour possède « un sens vivant de la couleur » comme le souligne Pierre Legrand.

 

Fresques publiques

 

    * Niche centrale du Palais du thermalisme à l'Exposition internationale de Paris, 1937.

    * Palais de la ville de Paris à l'Exposition internationale de Liège, 1939.

    * Antony

          o Salle des Mariages, 1931.

    * Clermont-Ferrand

          o Restaurant de la Cité Universitaire, 1938.

          o Grand Escalier de la Préfecture, 1948.

    * Menton. (06)

          o C.P.A.M

 

Fresques religieuses

 

    * Chapelle de Sabourin

    * Ars-les-Favets, Eglise de

    * Buron,  de Eglise

    * Clermont-Ferrand,

          o Chapelle de l'Evéché

          o Chapelle de la Maîtrise du Petit-Séminaire (Lycée Massillon)

          o Chapelle du Lycée Godefroy-de-Bouillon

          o église Saint-Eutrope

Construction du XIXe, de style néogothique, elle abrite « La belle Pentecôte » de Louis Dussour.

    * La Crouzille, Eglise de

    * Nanterre, Eglise paroissiale de Sainte-Geneviève : Vie de sainte Geneviève et scènes religieuses (Entre 1926 et 1936, en collaboration ; h = 750 ; l = 400 ; Six paraboles dans le déambulatoire ; Sacré-Coeur sur la voûte du choeur ; choeur des anges dans la coupole ; saints et saintes symbolisant les béatitudes dans la croisée du transept autour de la coupole ; Couronnement de la Vierge transept sud ; transept nord consacré à sainte Geneviève : épisodes de sa vie, la sainte protégeant les églises de France, procession des reliques lors du mal des ardents.).

    * Ternant, Baptistère de l'église de

    * Saint-Amant-Tallende, oratoire de Mgr Villot en l'église de

    * Saint-Maur-des-Fossés, chapelle de Saint-François-de-Sales : Cène, Multiplication des pains, Melchisédech offrant du pain et du vin à Abraham (Ensemble de 3 peintures murales réalisées en 1929 avec Léon Toublanc)

    * Saint-Priest-des-Champs, Eglise de

    * Vernet-Sainte-Marguerite, Eglise de

 

Bibliographie

  • Jean Champomier, Les fresques religieuses de Louis Dussour, in "L'Auvergne littéraire", pp.29-32, ill., n°116, 1946.Cet ouvrage a été utilisé pour la rédaction de cet article
  • Catalogue 1974 de l'exposition Dussour à Clermont-Ferrand, Centre Municipal Loisirs & Rencontres, Du 5 au 31 décembre 1974, Préface de Jean Anglade, 28p, nombreuses reproductions toiles et fresques.
  • Catalogue 1997 de l'exposition Louis Dussour peintre fresquiste 1905-1986 organisée par le Conseil Général du Puy-de-Dôme, 48p. Nombreuses reproductions couleurs avec Index des personnes et lieux cités.

 

Cette notice (créee le 28 novembre 2008, mise à jour le 21 septembre 2009) s'inscrit dans notre essai d'un "Index des peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations, documents ou œuvres, contactez-moi en cliquant sur ce lien courriel ou en recopiant l'adresse à partir de votre messagerie si outlook n'est pas votre messagerie par défaut.

Consultez notre Catalogue des oeuvres disponibles, des ventes de peintures de Dussour peuvent être en cours. Signalons la Maison Arthur & Cie qui s'est spécialisée dans l'oeuvre de Louis Dussour et dont le dirigeant, Claude Lamy, nous a transmis le catalogue de l'exposition 1997.

 

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation. 

 

 

Il s'agit d'un Prix fondé en 1885 par Mme Bashkirtseff à la demande de sa fille Marie, artiste peintre, qui sera décerné à un artiste peintre, femme ou homme, intéressant par sa situation et ayant obtenu au moins une mention l'année même à  l'exposition annuelle des Beaux Arts dite " Le Salon" organisée par la Société des Artistes français.

Wailly Myrthee Baillon de, Baudoin Paul Albert ; Dussour Louis; Faure Elisabeth; Flandrin Marthe; Jaladert ; Lemasson Paul ; Lusseau ; Pechmega B. ; Poulain P. ; Radan Joseph ; Rudau J. ; Toublanc Léon.

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 20:45

« Un tel titre étonnera plus d’un des amateurs d’Étienne Clémentel. L’homme qu’ils connaissent en lui, c’est le parlementaire, le Ministre, le créateur dont les initiatives hardies servent si utilement la grande cause de l’Expansion Française et de la Restauration mondiale ». Ainsi s’exprime Edmond Haraucourt lors de la présentation des cent cinquante œuvres de Clémentel exposées, en novembre1926, à la Galerie Bernheim dont la vente au profit de l’Hôpital de Riom dans le Puy-de-Dôme (Auvergne) allait produire un bénéfice de 280 000 francs de l’époque.

Dans les lignes qui suivent nous ne nous intéresserons pas à l’homme politique, un des plus influents de la Troisième République ; ni au maire ; ni au conseiller général ; ni au député ; ni au sénateur ; ni au ministre des Colonies, du Commerce, de l’Agriculture, du Travail, de la Marine Marchande, des P.T.T., des Finances ; ni, enfin, au président de la Conférence économique des alliés, du Comité exécutif des importations, du Conseil allié des transports maritimes, du Conseil suprême économique…

L’homme de lettres, ami de la romancière Marcelle Tinayre (dont l'époux Jean Julien Tinayre -Issoire 1859 + 1923- est peintre et graveur) et admirateur de Mallarmé dont il sait les vers par coeur et qu'il les récite à Rodin, ou, directeur de la publication du Larousse Commercial Illustré, ne sera pas, non plus, l’objet du présent propos qui est de lever l’ostracisme de toutes les aspirations artistiques d’un élu politique dont on accepte plus facilement la plume, comme violon d’Ingres, que le pinceau : les références à Clémentel ne citent que l’homme politique ou l’homme de lettres.

Seul, l’ami des impressionnistes et plus particulièrement de Claude Monet dont il réalise le portrait en 1926, l’intime de Rodin qui lui consacre sa dernière œuvre et le charge d’être l’un de ses exécuteurs testamentaires, le paysagiste, d’Auvergne et d’ailleurs au gré de ses voyages et inspirations, le portraitiste nous intéresse.

Étienne Clémentel naît le 29 mars 1864 à Clermont-Ferrand en Auvergne, terre celtique ainsi qu’il le soulignera jusqu’à la revendication dans une étude imprimée à Clermont-Ferrand « L’Ame celtique ».

Adolescent, il partage son temps entre les études et les ateliers d’artistes clermontois, le peintre  J. Carot dont une vue du "Boulevard Desaix à Clermont-Ferrand" est au Musée de Clermont-Ferrand, et le sculpteur Fulconnis, rêvant d’entrer à l’école des beaux-arts de Clermont-Ferrand. Orphelin de père, il se plie à l’autorité maternelle qui espère une vie moins hasardeuse, l’artiste en devenir cède devant le futur notaire (1889) qui embrassera rapidement la carrière politique dans les années 1890. Son premier mariage avec la fille adoptive d’un artiste auvergnat, Roux, dont les paysages de Royat ornent maintes cimaises privées à l’époque (Les peintres Antoine & Auguste Roux sont cités dans le Dictionnaire Bellier ainsi que  dans le "Dictionnaire des peintres paysagistes du XIXe siècle" de Lydia Harambourg, Ides & Calendes, 1985, p.308).

Néanmoins, le crayon ne cesse de titiller l’homme d’état et Clémentel multiplie les portraits charges de ses collègues qui font le tour des Chambres.

Certains de ses collègues parlementaires partagent un jardin secret identique pour l’art. Aussi en 1901, afin de venir en aide aux blessés boers victimes de la guerre du Transvaal, un comité de députés français publie un album « Paris-Pretoria » pour lequel Clémentel propose un dessin « La Dent du Diable (Val d’Enfer, massif du Mont-Dore) » repris dans Le Magasin Pittoresque, en 1903.

Avec son ami le peintre clermontois Pierre-Désiré Franc Lamy (1855-1919), qui partage un temps le cercle de Mme Hector de Callias dite Nina de Villart dont il fit le portrait comme Marcellin Desboutin (1822-1902) un autre habitué des lieux, il pose son chevalet dans les gorges de la Sioule et les montagnes d’Auvergne.

Etienne Clémentel fréquente en amateur averti les artistes fauves et les derniers représentants de l’impressionnisme et se lie, plus particulièrement, avec deux d’entre eux : Claude Monet (1840-1926) et Auguste Rodin (1840-1917).

Passionné par la photographie, il rapporte, de ses séjours à Giverny, une série d’autochromes stéréoscopiques dont le plus célèbre est celui où Monet pose devant sa maison. Le Musée d’Orsay possède 510 des autochromes stéréoscopiques pris par Clémentel suite à un don en 1991, accepté par l'Etat, de Mmes Arizzoli-Clémentel née Marie-Adrienne Clémentel et Barrelet-Clémentel née Marie-Thérèse Clémentel (comité du 13/12/1990, conseil du 19/12/1990, arrêté du 18/01/1991). Le département des Arts graphiques du musée du Louvre conserve un ensemble de vingt sept lettres de Monet adressées à Etienne Clémentel, ministre du Commerce et de l'Industrie du  2 avril 1916 au 26 janvier 1924 (Don en 1988 des mêmes descendants de Clémentel). Le numéro 54 de l’exposition de novembre 1926 est un « Souvenir de Giverny » portrait de Monet réalisé en 1924.Monet et Clémentel classeront ensemble les dessins de l’ami commun, Rodin.

Avec Rodin, les relations sont plus intimes. Le statuaire l’admet dans son atelier où Clémentel remplit plusieurs albums à dessins dont certains sont présentés à l’exposition de Bernheim, récite des vers de Mallarmé que tous deux admirent alors que Rodin réalise le buste de Clémentel, sa dernière œuvre. Étienne Clémentel a fait don de ce  Buste, fondu par Rudier (Bronze, patine foncée (1915-1916) H 55 cm L 56 P 31), au Musée de Riom.

D’autres fontes d’après la même épreuve existent à : l’Hôtel-de-ville de Riom, au jardin public de Châtel-Guyon, Musée Rodin de Paris, Musée des Beaux-Arts d’Alger, au Musée d’Art Occidental de Tokyo, Museum of Art de Philadelphie… Cette relation privilégiée est à l’origine de la donation du maître à l’Etat, Rodin le déclarant son exécuteur testamentaire avec Petel et Benedite.

C'est en artiste que Clémentel est invité à l'Exposition Centenaire de l'art auvergnat, tenue place Gaillard à Clermont-Ferrand en 1925 et il y présente des paysages ainsi que des hortensias bleus.

Lors de l’exposition de 1926, Clémentel présente un autre aspect de sa personnalité : le philanthrope qui se démène pour le bien-être social de ses concitoyens. Afin d’aider à l’aménagement de l’hôpital de Riom, il met en vente des vues d’Annecy, La Bourboule, Bruges, Canterbury, Caudebec, Champeix, Châteaugay, Clermont-Ferrand, Combourg, Côte d’Azur, Côte d’Emeraude, Enval, Esher, Eze, Forez, Lac Majeur, Limagne, Menat, Menton, Montferrand, Murols, Nice, Oxford, Paris, Prompsat, Puy-de-Dôme, Riom, Royat, Saillans, Saint-Floret, Saint-Nectaire, Talloires, Thiers, Tournoël, La Turbie, Vals les Bains, ainsi que des études de nus et des portraits.

Avec le même esprit, il soutient l’action de l’Office d’Hygiène Sociale et de Préservation Antituberculeuse du Puy-de-Dôme, et Clémentel édite quelques unes de ses œuvres (Gentilhommière abandonnée en Limagne, A Montferrand, Le Château de Tournoël, Pont du Moustier à Thiers…) ou celles de Jane Bénard Clémentel (Messagère de Santé) sous format de cartes postales distribuées par la société Yvon. Clémentel est le fondateur du Sanatorium, entre Riom et Clermont-Ferrand, qui portait son nom; actuellement, le bâtiment a été transformé en Ecole Régionale d'Architecture.

Etienne Clémentel décède le 25 décembre 1936 à Prompsat (Puy-de-Dôme).

 

Henry Frichet, son ami d’enfance et rédacteur à la revue L’Art Vivant, constatant que la surintendance des Beaux-Arts ne lui fut jamais accordée, conclut son article ainsi « Les Beaux-Arts lui ont manqué. Il a manqué aux Beaux-Arts ».

 


La présente notice (créee le 15 novembre 2009 et mise à jour le 30 septembre 2009) s’inscrit dans notre « Essai d’un index des peintres en Auvergne et Bourbonnais (1830-1940) » ; toute information, tout document, écrit ou iconographique, nous intéressent. Contactez-nous par courriel en cliquant sur ce lien ou en recopiant l'adresse dans votre messagerie.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 13:35


Peintre, Graveur, Aquafortiste et Lithographe, Jules Michelin est né en 1815 à Paris.

Elève de Camille Roqueplan (1803-1855), Charles Ramelet (1805-1851), ami de Corot (1796-1875), il débute au Salon en 1844 et adhère à la Société des Aquafortistes qui publie l'album "Eaux fortes modernes".

J. Michelin parcourt l’Auvergne et le Bourbonnais dont il rapporte des eaux-fortes de Vichy, Royat notamment l’excellent « Châtaignier à Royat », Blanzat, Villars en 1864, La Bourboule ; il présente une eau-forte sous ce titre au Salon de 1870 (n°5285 du catalogue) qui émerveille Philippe Burty :

« La mort vient de frapper un artiste dont la marche en avant était depuis un an rapide et sûre, l’excellent et modeste Jules Michelin. Sa Vue de La Bourboule est son chef d’œuvre. La nature courte et sèche des versants de l’Auvergne, l’intensité de la lumière sur les sommets, avaient été sentis par lui avec un cœur et une main d’artiste » (« La gravure au Salon de 1870 », La Gazette des Beaux-arts, juillet 1870, pp.142).

L'année précédente, dans les mêmes colonnes, Burty notait que Michelin « sait choisir (dans ses paysages) avec un tact si juste des beaux endroits de la forêt ou du ruisseau » et que les envois de  au Salon de 1869 « remarquables... lui eussent valu... une médaille s'ils n'eussent point été si mal exposés » (août 1869, p.163).

Il décède en 1870 à Limoges. Lors de la distribution des quarante médailles, des deux médailles d’honneur et des vingt croix de la Légion d'Honneur à la clôture du Salon de 1870, le ministre des Beaux-arts, Maurice Richard, ne cite pas ce modeste artiste à la suite des épitaphes de Schnetz, Dantan l’aîné et Jules André.

 

** Bibliographie

 

 

 

 

* Iconographie

Beraldi recense près de trente-trois pièces dont pour l’Auvergne et le Bourbonnais :

« Les bords du Sichon à Vichy », in 4° (B. n°2)

« Le Pont de Bois, près Vichy », in 8° (B. n°3)

« Chataigneraie à Royat », in 4° en l (jolie pièce selon B. n° 5)

« Paysage d’Auvergne » (1862), in 8° en l (B. n°6)

« A Blanzat”, in 32° (B. n°12)

« Châtaignier à Royat », in 8° (B. n°19)

« Près Villars (Puy-de-Dôme) (1864, Salon des Refusés, n°3466 du catalogue) », (B. n°29)

« La Bourboule (Salon de 1870) », (B. n°32)

 

Cette notice s'inscrit dans notre essai d'un "Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des documents, informations ou oeuvres, vous pouvez me contacter par courriel ou en recopiant l'adresse  à partir de votre messagerie.

 

Voir le catalogue Estamp-art  de la Galerie hAbEO.
Des ventes d'estampes de Jules Michelin peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 13:41

Peintre orientaliste et paysagiste, Georges-Antoine-Prosper Marilhat est né le 26 mars 1811 à Vertaizon en Auvergne. Grande Médaille d’Or au Salon de 1844, il a suscité l’admiration de ses contemporains tels que Théophile Gauthier et Eugène Fromentin. Malade, il décède le 13 septembre 1847 à Paris. Son œuvre peint, outre deux eaux-fortes originales, a été l'objet de plusieurs gravures d'interprétation. 

Nota : Toute ressemblance avec l'article Wikipédia n'est pas fortuite. En effet, j'ai largement développé cet article que j'ai créé le 4 février 2008 (Voir le détail des contributions dans l'onglet "Historique" de cat article).

* Biographie

L'enfance et l'adolescence de Prosper Marilhat, fils du banquier Pierre-Luc Marilhat & de Jeanne Boudal Delapchier Du Chasseint, se déroulent entre le château de Sauvagnat à Vinzelles et Thiers où il suit ses études classiques. Le "pauvre et médiocre" dessinateur italien Valentini et l'artiste régional Goutay l'initient au dessin et à la peinture.

Sa famille bourgeoise lui souhaite une carrière dans la traditionnelle coutellerie thiernoise. Pendant dix-neuf mois, Marilhat sera improvisé commis-voyageur dans le midi de la France pour le compte d'un oncle industriel coutelier. Marilhat remplit plus ses carnets de dessins que les bons de commande. Ses parents cèdent aux pressions du baron de Barante (1782-1866). Prosper Marilhat quitte Thiers, en 1829, pour Paris où il intègre l'atelier de Charles Cicéri qu'il abandonne rapidement pour celui de Camille Roqueplan (1802-1855). Il débute au Salon de 1831 avec un "Site d'Auvergne". 

** De Thiers aux Échelles du Levant

Son goût pour Poussin et les grands classiques le font surnommer "Précis". Le baron von Hugel (1795-1870) qui prépare une expédition scientifique au Moyen-Orient le remarque et l'invite. Il s'embarque à Toulon sur le brick "D'Assas" avec toute l'expédition début mai 1831 . Dans sa correspondance avec sa famille, Marilhat donne des descriptions de son voyage qui font l'admiration de Théophile Gautier (1811-1872) «Marilhat eût pu acquérir, comme écrivain, le nom qu'il a conquis comme peintre». Marilhat laisse l'expédition à Alexandrie, et, pour subsister il peint des portraits et quelques décors de théâtre. Il retourne en France sur le "Sphinx", qui remorque l'obélisque de Louxor, en compagnie du lieutenant de vaisseau et graveur Léon de Joannis et avec lequel il collaborera pour sa publication "Campagne du Luxor" (1835, page de garde et planche 15) . Mi-Mai 1833, il débarque à Marseille fort de dix albums de croquis et dessins. G. Schurr se trompe en écrivant "on le baptisa l'Égyptien" . En effet,c’est Marilhat lui-même qui se baptise ainsi : le 18 mai 1833 en rade de Toulon, il adresse un courrier à sa sœur et signe "L'Égyptien Prosper Marilhat" .

** Malade de l’Orient

Après un passage en Auvergne où il peint dans le Cantal et dans la région de Royat, Marilhat s'installe à Paris qu'il ne quittera plus jusqu'à sa mort hormis les deux mois de vacances qu'il passe dans la région thiernoise chaque année, et, les deux voyages qu'il effectue en Italie et en Provence. Il fréquente le "Cercle des Arts" où il rencontre Prosper Mérimée (1803-1870)à qui il voue une profonde admiration ainsi que Théodore Chassériau (1819-1857) qui réalise son portrait (hst 129,5*98cm, 1835). 

Au Salon de 1834, ses œuvres à sujets égyptiens, dont "La place de l'Esbekieh", suscitent l'enthousiasme de Théophile Gautier alors que la revue "L’Artiste" plébiscite Eugène Delacroix (1799-1863).

Le succès se poursuit lors du Salon de 1835, avec des paysages d'Auvergne "Intérieur d'un village, environs de Thiers" et d'Orient. Il reçoit la Médaille d'Or pour le "Souvenir de la Campagne de Rosette" - voir les lithographies par F.-L. Français (1814-1897) et Jules Veyrassat (1828-1893).

Marilhat grave ses deux seules eaux-fortes originales représentant les deux chef-d'œuvres : "La place de l'Esbekieh" et "Souvenir de la campagne de Rosette". «On ne peut que regretter un chiffre aussi faible; Marilhat se place parmi les pionniers de l'orientalisme... En revanche, ses tableaux ont été largement diffusés par la lithographie et la gravure».

Marilhat-dessin-etude-halte-a-l-oasis-legende

Eté 1835, sur les conseils de Caruel d'Aligny (1798-1871) , il effectue le traditionnel voyage en Italie (Rome, Livourne, Venise,Bologne, Milan). Charles-Philippe Auguste Carey (1824-1897) gravera en 1850 "La conversation dans un parc" qui représente la Villa Pamphili. Il en rapporte un tableau "Crépuscule" qui est refusé par le jury du Salon.

Eté 1836, il voyage en Provence (Viviers, Villeneuve-lès-Avignon) en compagnie de Corot et d'un ami de ce dernier Achille-Adolphe Francey ainsi que de Lacroix.

Salon de 1837, Marilhat expose "Paysage pastoral de Gréce" ou "Scène pastorale" dans lequel D. Menu perçoit «l'influence de son ami le peintre Caruel d'Aligny», "Vue du tombeau Abou-Mandour, près de Rosette" .

Au Salon de 1838, il présente "Pont du Gard" où Marilhat subit, comme Français, l'influence de Cabat (1812-1893) et d'Aligny. Cette même année, il participe au salon de la Société des Amis des Arts de Lyon avec Paul Huet (1804-1869)...

Salon de 1839, "Nymphes dans une clairière" ou "Baigneuses", "Les Jardins d'Armide", "Le delta".

Salon de 1840, "Ruines d'une ancienne mosquée dans la ville des Tombeaux au Caire" ou "Ruines de la mosquée El-Hakem au Caire", "Une caravane arrêtée dans les ruines de Balbek" - voir les nombreuses gravures d'interprétations de P.-J. Chalamel, Menut-Alophe (1812-1883), Jules Laurens (1825-1901), Alfred Jorel, "Vue d'un quai à Rosette", "Vue d'un village près de Thiers".

Au Salon de1841, Marilhat expose "Souvenirs des environs de Beyrouth" - voir Lithographie de F.W. Marks -, "Ruines grecques". "L’Artiste" loue «les qualités de verve… dans les œuvres de ce peintre si original et pourtant si aimé» «peintre privilégié de l’Orient, le traducteur inimitable de ces contrées stériles… de ces fertiles oasis… l’auteur cette année des "Ruines grecques" et des "Souvenirs des environs de Beyrouth"… comme toujours excellent coloriste. »

Le Salon de 1844 où il envoie «huit diamants... (est) le chant du cygne de Marilhat» : "Vue de la Place de l'Esbekieh au Caire", "Café à Boulak", "La Mosquée Babel-Wase", "Tombeaux arabes à Salmiè", "Village près de Rosette" - voir la lithographie de Jean-Joseph Bellel , la gravure d'Henry Berthoud -, "Souvenir des bords du Nil" - lithographie de L. Français -, "Arabes syriens en voyage" - lithographie de C. Nanteuil, chromolithographie de William Henry Freeman -, "Souvenirs des environs de Thiers" - gravure de Louis Marvy, lithographie de Léon Laroche . Marilhat obtient une Grande Médaille d'Or. Cet envoi de Marilhat au Salon de 1844 influença Fromentin (1820-1876) qui réalisera, en 1867, son chef d’œuvre la "Caravane de Marilhat".

Malade, Marilhat ne peut retourner en Orient, et, exécute à Paris trois commandes royales en 1844 et 1845.

1846, ses amis Prosper Mérimée et Corot interviennent pour qu'une bourse de 1 200 francs lui soit attribuée.

Il meurt le 13 septembre 1847 à Paris après avoir perdu la raison, victime de la syphilis. Son atelier (61 tableaux, 22 dessins,...) est vendu les 13 & 15 décembre 1849. Prosper Marilhat est enterré au Père-Lachaise (Ci-dessous, photographie de la sépulture de Marilhat communiquée par Les Amis et Passionnés du Pére Lachaise).


* Œuvres

Son œuvre peint a attiré l'attention d'une quarantaine de graveurs dont Anastasi (1820-1889), Julien Léopold Boilly (1796-1874) avec La Caravane publiée par L'Artiste en 1864, Charles Bour (XIXe s.), François-Louis Français (1814-1897), Georges de Lafage-Laujol (1830-1858), Louis Marvy (1815-1850) , F.-W. Marks, Menut Alophe, Adolphe Mouilleron (1820-1881) auteur d’un portrait gravé de Prosper Marilhat publiè par Bertauts, Célestin Nanteuil (1813-1873), et plus particulièrement Jean-Joseph François Bellel (18 janvier 1816-Novembre 1898) [16], Jules Laurens (1825-1901), ainsi qu'Eugène Leroux (1811-1863).

 

Si Marilhat a exercé une influence sur certains de ses contemporains, il est difficile de lui attribuer des élèves compte-tenu de sa brève existence dont le temps fut largement amputé par la création, la maladie. Cependant, les notices des Salons le donnent comme maître de certains exposants, il en est ainsi pour : Léon Prudent Bouchaud (1817-1868), Henri de Chacaton (1813-1886), Paul Chavandier de Valdromme

Les œuvres de Marilhat étaients présentes dans les collections de ses contemporains comme Bonnat (dont la collection sera donnée au Musée de Bayonne) avec des dessins et aquarelles, Wertheimberg,

En 1930, pour le centenaire de l'Algérie, "L'Amirauté à Alger" (hst, 22*34) figure à l'exposition "Alger 1930"[17].

Début 1861, M° Escribe vend aux enchères pou 160fr «La Mare aux Cigognes» . En mars, lors de la vente de la collection Wertheimberg, Philippe Burty loue «une des meilleures pages de l’œuvre du maître pour l’agrément sévère de la composition et la largeur du faire» le "Bazar à l’entrée de la ville de Jérusalem" (55*81cm).

En 1886, le poète Raymond Bouyer écrit un sonnet «Sites sauvages», d’après Marilhat .

En 1889,  dans un article consacré à la peinture orientaliste au salon de 1889, Léonce Benedite note «la glorieuse tradition de Decamps et de Marilhat, de Delacroix, de Fromentin et de Belly» .

  ** Récompenses et distinctions

1844, Grande Médaille d'Or.

 

** Œuvres exposées en France

    * Albi, Musée Toulouse-Lautrec : dessins...

    * Besançon, Musée des Beaux-Arts.

          o Paysage d'orient au soleil couchant, hst.

    * Clermont-Ferrand, Musée Bargoin : dessins, gravures...

          o Nymphes dans une clairière, hst, (cf. Salon de 1939).

          o Bords du Nil, hst.

          o Paysage d'orient, hst.

          o Marine, hsp. collé sur bois.

    * Le Mans, Musée Téssé.

          o Paysage pastoral de Grèce, hst., 1837 (cf. Salon de 1837).

    * Le Puy, Musée Crozatier.

          o Bords d'un étang, hsb.

    * Montpellier, Musée Fabre : dessins...

          o Village d'auvergne, hst.

    * Moulins, Musée d'Art & d'Archéologie : dessins...

          o Gournah, dessin .

    * Orléans, Musée des Beaux-Arts : dessins...

    * Paris, Musée du Louvre, Cabinet des Dessins : dessins...

    * Paris, Bibliothèque de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts : dessins...

    * Paris, Bibliothèque Nationale, Cabinet des Estampes : gravures...

    * Reims, Musée des Beaux-Arts.

          o Villeneuve-les-Avignon, hst. Longtemps considérée comme œuvre de Corot, cette huile est attribuée à Marilhat en 1943 par G. Bazin.

    * Riom, Musée Mandet.

          o Paysage d'auvergne: Royat, hst.

    * Thiers, Musée Fontenille-Mondière.

          o Vue d'orient, hsb, circ. 1840.

          o Vue prise aux environs d'Athènes au soleil couchant, hst., don de l'artiste à Théodore Chassériau pour le remercier de son portrait.

          o Ruelle, hst.

 

* Références

** Sources

    * Édouard Charton, "Marilhat, paysagiste. Fragments de ses lettres inédites", in "Le Magasin Pittoresque", 1856, pp.347-350, 370-371, 403-404.

    * H. Gomot, Marilhat et son œuvre, Impr. Mont-Louis, Clermont-Ferrand, 1884, 101p.

    * Marie-Laure Hallopeau, "Prosper Marilhat : Peintures, Dessins, Gravures", Catalogue de l'exposition au Musée Bargoin, Juin - Septembre 1973, 32p., ill., La Source d'Or & Le Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques, 1973.

    * Serge Trouillet, "Prosper Marilhat, Peintre de la ligne et du soleil", in Revue "Un, Deux... Quatre", pp. 1-19, ill., n°150, 01/01/1993.

** Bibliographie

  • Frédéric Mercey, "Le Salon de 1838", Revue de Deux Mondes, pp.401, 402.
  • A. Delafoulhouze, "Notice sur Prosper Marilhat, peintre de paysage", in "Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne", 1862, tome IV, pp.27-49. (Nota : Il s’agit d’une reprise de l’article d’É. Charton, que l’on qualifierait de nos jours par un «'copier-coller'').
  • Henri Béraldi (1849-1931), Les graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, Paris, L. Conquet, 1885-1892, vol.9, pp.217-218.
  • Roger Bonniot, "Le peintre auvergnat Prosper Marilhat ; études iconographiques", in Revue "L'Auvergne Littéraire" pp. 3-28, n°191, 4° trim. 1966.
  • Danièle Menu, "Prosper Marilhat (1811-1847). Essai de Catalogue", Mémoire de maîtrise, Faculté des Lettres de Dijon, manuscrit, 1972 (près de 250 œuvres recensées).

Vaury-Marilhat buste Vertaizon

«Je me rappelle tout jusqu'au "Pli des Grives", jusqu'au cigare fumé tranquillement sur les "Tertres de Bontest»" écrit-il dans un courrier adressé de Syrie à sa famille. Cf. Transcription de Théophile Gautier dans "La Revue des deux mondes" du 1er Juillet 1848, reprise dans «Portraits contemporains», Charpentier, Paris, 1874, 2ème édition, p.250

Charles Saunier, «La peinture au XIXe siècle», Larousse, Coll. Anthologie d'art français, tome I, p91. Professeur de Charles Blanc, ce dernier cite Valentini avec reconnaissance dans sa «Vie des Peintres».Une vue de l'Hôpital de Thiers par Goutay fut gravée par Tirpenne pour l'album "L'Anvienne Auvergne et le Velay".

Luc-Charles Cicéri (1782-1868), gendre et élève d'Eugène Isabey. Son fils, Eugène Cicéri (Médaille de 3ème Classe en Paysage) réalisera quelques vues d’Auvergne.

«Nous sommes sur le point de partir de Toulon... dans deux ou trois jours nous mettrons à la voile pour Navarin», in Lettre du 30 avril 1831 à sa sœur Mme Andrieux.

L’album avec les 18 eaux-fortes de Joannis sera publié en 1835 chez Mme Huzard (in 8°).

G. Schurr, «Le guidargus de la peinture du XIXe siècle à nos jours 1984», Ed. de l'Amateur, 1984, p. 464 en présentant une "Mosquée au Caire" (hst 75*105 mise en vente le 13 décembre 1983 par l'étude Laurin à Paris). Erreur reprise dans «Les petits maîtres de la peinture», Ed. de l'Amateur, 1983, Vol. I p.33.

Cf.T. Gautier, p256 à 258.

La Revue des Deux-Mondes, tome XXIII du 1er juillet 1848, et L'Art moderne, éd. en 1856.

Élève de Corot et K. Gigoux Cf. Bénézit, T5, pp.633-634 ; Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, "Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers, 1673-1950", Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, vol.2, p.942 ; Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français au XIXe, Ides et Calendes, 1985, p.152.

Janine Bailly-Herzberg, «Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, Arts et Métiers Graphiques», 1985, p.214 & ill.

Ou Caruelle d’Aligny. Né à Chaumes dans le Nivernais et mort à Lyon où il avait été nommé Directeur de l’école ds beaux-arts. Élève de Regnault et Watelet. Cf. Bénézit, T3, pp.309-310.

Élève de Tony Johannot et R.A. Monvoisin, actif de 1844 à 1880. Cf. Bénézit, T3, p.236.

Élève de X. Leprince, actif de 1835 à 1859. Cf. Bénézit, T5, p.642 ; Lydia Harambourg, p.152.

cf. Bibliographie.

Cf. Bénézit, T3, pp.309-310..

une "Nécropole du Caire avec la citadelle à l'arrière-plan" exposée lors de ce salon (lot 1147) a été vendue par Sotheby's Paris en 2006.

Publiée dans "L’Artiste", 1842, T2, pp.202-203.

Tome 7, 1841, pp.128 et 394-395.

Cf. T. Gautier.

Cf. É. Charton, «Un Kan dans la Syrie», in "Le Magasin Pittoresque", 1844, p.376.

H. Béraldi, Les graveurs du XIXe siècle, vol.2, p.27. Cf. Biblio.

Publiée dans "L’Artiste" du 19 mai 1844.

Né à Bergerac en 1817, cf. H. Béraldi, vol.9, pp.51-52.

Lynne Thornton, «Les orientalistes», ACR Édition, 1993, 192p., (ISBN 2867700604).

«Nous sommes entré dans la petite chambre...un autre tombeau avait le corps du pauvre grand artiste, mais là était enterrée son âme...pas moins de deux ou trois cents toiles» cf. T. Gautier p.263-265.

Auteur, également, de diverses Vues d’Auvergne…

dont «Bords du Nil», «Le Gué», cf. H. Béraldi, vol.6, pp.163-164.

cf. H. Béraldi, vol.9, pp.234-238.

Spécialement des planches pour la revue "L’Artiste", Cf. Biblio., H. Béraldi, Les graveurs du XIXe siècle, vol.1, pp.46-49.

H. Béraldi, Les graveurs du XIXe siècle, vol.10, pp.152-157. Cf. Biblio.

H. Béraldi, Les graveurs du XIXe siècle, vol.10, pp.164-188. Cf. Biblio.

Élève de J. Ouvrié, il séjourne réguliérement en Auvergne dont il expose des paysages de son premier Salon en 1840 jusqu’à 1859. Un "Paysage italien" entré au Louvre en 1878 comme étant un Marilhat lui a été réattribué. Cf. Bénézit, T2, pp.54-55 ; Dugnat, vol.1, p.194 ; L. Harambourg, p.43.

traducteur également et surtout de Decamp, cf. H. Béraldi, vol.9, pp.153-154.

Gustave Gruyer, La Collection Bonnat au Musée de Bayonne, Gazette des Beaux-arts, 1er semestre 1903, p.206.

Jacques Lugand, Jean Nougaret, «Collections privées d'Auvergne», Musée Mandet, Riom, Catalogue de l'exposition juin - septembre 1970, pp.30&104.

«Excellente étude d’un ton sombre, très largement exécutée», Philippe Burty in Gazette des Beaux-arts, janvier 1861,p.52.

Publié dans la revue "L’Artiste", janvier 1897, p.49-50.

«Le salon de 1889. La peinture orientaliste», in "L’Artiste", 1889, T2, p.33.

Cf. D. Menu, «Le peintre Prosper Marilhat à Moulins», in "Cahiers Bourbonnais et du Centre, n°73, 1er trim. 1975, pp.13-16.

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 09:14

 

Charles Joshua Chaplin (1825-1891)

Distinctions & Récompenses :

Chaplin & l’Auvergne

Œuvres exposées

Œuvres gravées

Bibliographie :


Peintre graveur d'origine anglaise par son père, Charles Chaplin est né le 8 juin 1825 aux Andelys. Élève du Grand Prix de Rome Michel Martin Drolling (1789-1851) et de l’École des Beaux-arts où il est admis le 1er octobre 1841, Charles Chaplin débute au salon de 1845. Chaplin produit surtout des Paysages et Scènes rustiques, principalement d'Auvergne (Puy-de-Dôme et Cantal) et de Lozère, jusqu'en 1851 date à laquelle il expose des Portraits. Xavrier Aubriet lui dédiera un sonnet « Porchers des Cévennes » « À Charles Chaplin qui a peint des cochons et des femmes » dans « L’Artiste » du 15 mars 1851. Son œuvre gravé est publié dans les albums « Eaux-fortes modernes » de la Société des Aquafortistes à laquelle il adhère ou dans la revue « L’Artiste ».

La Chalcographie du Louvre lui commande plusieurs pièces d’interprétation.

Naturalisé français en 1886, Charles Chaplin décède le 30 janvier 1891 à Paris.

 

 Chaplin Charles Joshua, PortraitDistinctions & Récompenses :

1851, Médaille de 3ème classe

1852, Médaille de 2ème classe

1865, Médaille

1865, Chevalier de la Légion d’Honneur en août.

1877, Officier de la Légion d’Honneur

 

ChaplinC_Sign.jpgChaplin & l’Auvergne

Œuvres exposées

 

1848,    « Une rue dans un village de la Basse-Auvergne » (n°822).

« Une rue dans un village de la Basse-Auvergne » (n°823).

« Auvergnate des environs du Puy-de-Dôme » (n°824).

« Habitations de paysans dans l’intérieur  des montagnes » (n°825).

« Étude faite dans un village sur la route du Mont-d’Or » (n°826).

« Une fileuse » (n°827).

1849,    « Montagnard du Puy-de-Dôme »

« Soir dans les bruyères (Cantal) » (Musée de Bordeaux, « L'appel dans les bruyères », 81* 65cm )

« Souvenirs d’Auvergne »

1850,    « Intérieur en Basse-Auvergne »

1851,    « Eaux Fortes sur la Basse-Auvergne »

1863,    « Une Jeune paysanne » (Aquarelle, Exposition de Clermont-Ferrand)

1889,    « Fileuse d’Auvergne » (Salon des Peintres Graveurs Français, n°98a)

 

 

Œuvres gravées

 

  • « La tricoteuse, Auvergne », pour l'Artiste du 15 juillet 1848, 1848 (B. 8, I.F.F. 1, Ef 297).
  • « La Tricoteuse » Publiée par L'Artiste (I.F.F. 8)
  • « La Fileuse » Publiée par L'Artiste (B. 9).
  • « Fileuse d'Auvergne » 1847 (B. 10).
  • « Femme d'Auvergne », dite par Béraldi « Fileuse et son enfant » : Premier état avec la signature « Ch. Chaplin 1850 » effacée ensuite. (B. 11). Deuxième planche publiée dans les Artistes contemporains, t. 3, 1850 n°98 signée « Ch. Chaplin 1850 » (B. 12, I.F.F. 3 Ad 92 b, pet. Fol.12).
  • « Le Soir dans les bruyères, Auvergne » Lithographie (B. 59).
  • « Paysanne de la Basse-Auvergne », Lithographie pour l'Artiste (B. 60)

 

 

Bibliographie :

 

  • Bellier, Auvray, « Dictionnaire général des Artistes de l’École Française », 1882, Vol.1, pp.226-227 Suppl. pp.132-133.
  • Henri Beraldi, « Les graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes », Paris : L. Conquet, 1886, vol.4, pp.87-98.
  • Paul Lefort « Charles Chaplin », La Gazette des Beaux-Arts, mars 1891, pp.246-254.
  • Charles Saunier, « Anthologie d’art français – La peinture au XIXe siècle », Larousse, Vol.2, p.147.
  • Jean Adhémar, « Inventaire du fonds français après 1800 ». Bibliothèque nationale, Département des estampes. Vol.4, 1949, pp.282-289.
  • Véronique Laurent-Denieuil, « Charles Chaplin », mémoire de Maîtrise sous la direction de Bruno Foucart, Paris IV Sorbonne, 1990.
  • Nicolas Chabrol, « Répertoire des peintres de l’Auvergne et artistes auvergnats du XIXème siècle », pp.24-25.
  • Gaïté Dugnat, Pierre Sanchez, « Dictionnaire des graveurs, illustrateurs et affichistes français et étrangers 1673-1950 », Ed. de L'Echelle de Jacob, Dijon, 2001, Vol.1, pp.481-482.
  • Adeline Germond, « Charles J. Chaplin, la vie et l’œuvre (1847-1870) », in Le Journal des Arts du 25 juin au 8 juillet 2010, n°328, p.33.
  • Le site d’Adeline Germond, historienne d’art et experte du peintre Charles J. Chaplin, qui prépare une monographie inédite sur l'artiste : http://www.charles-chaplin.info/


     

 

 

Cette notice (créee le 31 mai 2008 et mise à jour le 17 avril 2010) s'inscrit dans notre "Essai d'un Index des Peintres en Auvergne et Bourbonnais". Si vous possédez des informations sur Charles Chaplin, documents ou œuvres, merci de me contacter en cliquant sur ce lien ou en recopiant l'adresse de ce lien à partir de votre messagerie.

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L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

 

 

 

B. pour Béraldi, et, I.F.F. pour Inventaire du fonds français après 1800.

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