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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 16:16

Honoré Daumier

(Marseille, 1808 † Valmondois, 1879)

Les caricatures de Daumier, en particulier celles de la série Actualités publiée dans le Charivari, expriment une protestation sociale et politique. Le florilège qui suit, clin d’œil à la ville de Vichy qui doit beaucoup à Napoléon III qui mérite mieux que la place que lui réservaient les enseignants en histoire (résumée à un Coup d’état et à une défaite), est une invitation à rire de notre actualité avec cet immense caricaturiste qu’était Daumier. Heureux temps où le second degré avait droit de presse. À suivre…

« GRRRRAND DÉMÉNAGEMENT DU CONSTITUTIONNEL » (1846)

Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 8 juin 1846. N° de planche 244. Dim. :  435*267 mm. Bibl. : N° DR 1475 | N° LD 1475 | N° HD 459. Dans la planche, monogrammée h.D. en bd ; N° de la pierre 921. Sous le sujet, en bd Chez Aubert & Cie, Pl. de la Bourse, Imp. d'Aubert & Cie. Pliure verticale au centre habituelle (publiée en double page), pliure horizontale, épidermures.

Daumier Lithographie Grand déménagement Constitutionnel Le Charivar 1846

 

« Les moucherons politiques » (1850)

Estampe/Lithographie.

Daumier Lithographie Les Moucherons politiques Le Charivari 1850

Planche du Charivari du 3 juin 1850, série ACTUALITÉS. N° de planche 130.  Dim. : 214*279 mm. Bibl. : N° DR 2012 | N° LD 2012 | N° HD 2854. Dans la planche, monogrammée h.D. en bg ; N° de la pierre 175. Sous le sujet, en bd Chez Aubert & Cie, Pl. de la Bourse, Imp. d'Aubert & Cie. Déchirures sur les bords sans atteinte au sujet.

 

« Les Principaux Personnages de la Comédie qui se joue en ce moment aux Champs-Élysées » (1851)

Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 8 octobre 1851, série ACTUALITÉS [ou Ratapoil dans le rôle de Guignol]. N° de planche 222.  Dim. : 290*204 mm. Bibl. : N° DR 2156 | N° LD 2156 | N° HD 2913. Dans la planche, signée h. Daumier en bg ; N° de la pierre 319. Sous le sujet, en bd Chez Aubert & Cie, Pl. de la Bourse, 29 Paris ; Imp.de Ch.Trinocq, Cour des Miracles 9. Paris. Manque dans le coin supérieur gauche, Déchirures sur les bords sans atteinte au sujet.

Daumier Lithographie Les Principaux personnages... Comédie... aux Champs-Élysées Le Charivari 1851

 

« Un replâtrage » (1851)

« - Mon petit bonhomme, tu as beau démolir ! ... je vais replâtrer la même chose ! ... ». Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 14 janvier 1851 série ACTUALITÉS. N° de planche 66. Dim. : le sujet 208*274 mm. Bibl. : N° DR 2081 | N° LD 2081 | N° HD 2799. Dans la planche, monogrammée h.D. ; sous le sujet, en bg Chez Aubert & Cie. Pl.de la Bourse ,29 Paris ; en bd Imp.de Me. Ve. Aubert, 5, rue de l'Abbaye, Paris. N° de la pierre 250. Pliure verticale centrale d'usage.

Daumier Lithographie Un Replâtrage Le Charivari 1851

 

« Un Cauchemar d’un bon petit bourgeois de la Place St Georges » (1851)

« An 4 de la République ». [Représentant Adolphe Thiers] Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 16 janvier 1851, série ACTUALITÉS. N° de planche 52. Dim. : le sujet 251*200 mm. Bibl. : N° DR 2082 | N° LD 2082 | N° HD 2793. Dans la planche, monogrammée h.D. en bg ; N° de la pierre 249. Sous le sujet, en bg Chez Aubert & Cie, Pl. de la Bourse, 29 Paris ; en bdImp.de Me.Ve.Aubert, 5, rue de l'Abbaye, Paris.

Daumier Lithographie Un Cauchemar d'un bon petit bourgeois Le Charivari 1851

 

« Le conseil d'un crispin politique » (1851)

 

« Prince .... vous ne devez toucher à la Constitution qu'avec un gant relevé, | jusqu'au coude... je vous offre le mien ! ».

Daumier Lithographie Conseil d'un crispin politique Le Charivari 1851

Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 12 mai 1851 série ACTUALITÉS. N° de planche 115. Dim. : le sujet 226*250 mm. Bibl. : N° DR 2104 | N° LD 2104 | N° HD 2835. Dans la planche, monogrammée h.D. ; sous le sujet, en bg Chez Aubert & Cie. Pl.de la Bourse ,29 Paris ; en bd Imp.de Me. Ve. Aubert, 5, rue de l'Abbaye, Paris. N° de la pierre 273. Pliures centrales, verticale et horizontale.

 

« Un jour de revue » (1851)

« RATAPOIL ET SON ÉTAT-MAJOR. - Vive l’Empereur ! ».

Daumier Lithographie Un Jour de revue Le Charivari 1851

Estampe/Lithographie. RARE Planche du Charivari du 1er juillet 1851, série ACTUALITÉS. N° de planche 162. Dim. : le sujet 223*253 mm. Bibl. : N° DR 2123 | N° LD 2123 | N° HD 2875. Dans la planche, monogrammée h.D. en bg ; N° de la pierre 300. Sous le sujet, en bg Chez Aubert & Cie, Pl. de la Bourse, 29 Paris ; en bdImp.de Me.Ve.Aubert, 5, rue de l'Abbaye, Paris. Salissures. Le personnage de Ratapoil et son rôle de claqueur (terme qui remonterait à Néron) tenterait plus d’un de le rendre pleinement actuel.

 

 

 

« ŒDIPE » (1851)

« OEDIPE. | - Moi-même en le perçant, je sentis dans mon âme, | Tout vainqueur que j'étais.... vous frémissez madame ! ». Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 15 juillet 1851 série PHYSIONOMIES TRAGIQUES. N° de planche 10. Dim. : le sujet 283*207 mm. Bibl. : N° DR 2184 | N° LD 2184 | N° HD 2373. Dans la planche, monogrammée h.D. ; sous le sujet, en bg Chez Aubert & Cie. Pl.de la Bourse, 29 Paris ; en bd Imp.de Me. Ve. Aubert, 5, rue de l'Abbaye, Paris. N° de la pierre 264. Pliure verticale centrale.

Daumier Lithographie Œdipe Le Charivari 1851

 

« Nouveau joujou dédié par Ratapoil aux enfans des Décembristes » (1851)

 

Estampe/Lithographie.

Daumier Lithographie Nouveau joujou dédié par Ratapoil ... Le Charivari 1851

Planche du Charivari du 16 octobre 1851 série ACTUALITÉS N° de planche 226. Dim. : le sujet 227*256 mm. Bibl. : N° DR 2158 | N° LD 2158 | N° HD 2915. Dans la planche, signée h. Daumier en bg ; Sous le sujet, Chez Aubert & Cie. Pl.de la Bourse, 29 Paris ; en bd Imp.de Ch. Trinocq, Cour des Miracles 9, Paris. N° de la pierre 301. Pliure horizontale centrale.

« Ni l'un, ni l'autre ! »

Estampe/Lithographie. Planche du Charivari du 24 octobre 1851 série ACTUALITÉS N° de planche 225. Dim. : le sujet 280 mm x 211 mm. Bibl. : N° DR 2157 | N° LD 2157 | N° HD 2914. Dans la planche, signée h. Daumier en bg ; Sous le sujet, en bd Chez Aubert & Cie. Pl.de la Bourse, 29 Paris. en bd Imp.de Ch. Trinocq, Cour des Miracles 9 .Paris. Petites épidermures, pliure verticale centrale, manque coin supérieur gauche de la marge (1 cm env) sans atteinte au sujet.

Daumier Lithographie Ni l'un, ni l'autre Le Charivari 1851

À suivre… De nouvelles planches de notre collection, visible à la galerie, seront bientôt mises en ligne.

Voir l'album Estampes 19e Daumier.

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 08:08

Cité thermale dite « Reine des villes d’eau », Vichy est devenue capitale de l’État Français en 1940. Cet essai littéraire rend compte de « cette tragique aventure ». Pourquoi une « malédiction de mémoire » pèse-t-elle toujours sur la ville et ses habitants ?

Robert Liris, fut professeur d’histoire-géographie aux Lycées de Vichy de 1966 à 1997. Il a peu à peu pris conscience du mal être provoqué dans le département de l’Allier et le Bourbonnais par l’épithète infamante : « Gouvernement de Vichy ».

Une tradition architecturale et artistique propre aux charmes de la ville d’eau vouée au sport et à la santé, le fait d’une absence totale de monumentalité politique de Vichy-Capitale de l’État Français sous l’Occupation, permettent à la « Reine des villes d’eau » de s’être retournée, en majesté, à sa vocation première de cité thermale réputée et de station sportive internationale.

Vichy-Vertigo est un essai littéraire destiné à révéler que les épithètes de « Vichy Capitale » ou « Gouvernement de Vichy », voire « Régime de Vichy », du fond des mémoires enfouies, raniment le souvenir de l’antique et terrible damnatio mémorielle (malédiction de la mémoire). Comment, de Paris au reste de la France et du monde, les strates de l’histoire ont-elles élevé les hauts murs des labyrinthes d’une mémoire sourde imposée à Vichy ? Vichy, ville de guérison, ne fut pas une ville de garnison. L’écriture habite l’histoire mais, par la transmission citoyenne, c’est sa mémoire qui est toujours vivante. Interrogée par de nouvelles générations, l’histoire, mise au divan de Clio, voit sa narration enrichie par le questionnement des mémoires enfouies et latentes.

Le point de vue comparatiste de cet ouvrage à paraître au début de l’été 2019 est influencé par la vision des temps et des espaces multiples chers à Robert Liris qui est, à sa façon, un de ces explorateurs d’une très longue histoire mondialisée. Les épithètes héritées des vicissitudes de l’histoire, les discrédits nationaux, accablent encore une ville dont les attributs ont été et sont : la guérison, la beauté du corps et, pour l’avenir, une candidature à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec 10 autres stations thermales européennes afin d’obtenir le titre officiel de Great Spas of Europe.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 11:05

Robert Liris a proposé à Jean Pierre Siméon cette nouvelle traduction du poème de Walt Whitman « à un historien » : « Je trouve que l'expression poétique correspond aussi à l'écriture de l'histoire, ce que j'ai essayé de faire toute ma vie. Après tout, foin de la science et honni soit l'arrogance universitaire ! Pour moi écrire de l'histoire, n'est que plus ou moins joliment mentir avec son cœur ! Aussi soyons poètes et estimons-nous en propos choisis ».

À un Historien

You Who celebrate bygones

Toi qui as célébré les temps enfuis

Who have explored the outward, the surface of the races,

the life that exhibited itself,

Toi qui as exploré la ligne du dehors, l’apparence des races,

La vêture ostentatoire de la vie

Who have treated of man as the créature of politics,

               aggregates, rulers and priests

Toi qui as traité l’homme comme une créature des politiques,

sociétés, légistes et pontifes

I, habitan of the Alléghanies , treating of him as he is

himself in his own rights

Moi, l’indigène des Alleghanies, considérant l’homme tel qu’il est

dans l’absolu de ses droits

Pressing the pulse of the life that has seldom exhibited itself

               (the great pride of the man in himself),

Prenant le pouls de la vie qui s’est rarement révélé

               (Par  profond orgueil de l’humaine pudeur)

Chanter of personnality, outlining what is yet to be,

I project the history of the future.

Chantre de la personne, silhouettant l’avenir du présent,

Je le projette dans les racines du futur.

1860 Leaves of Grass, éd. traduction Gallimard 1960

Nouvelle traduction proposée : Robert Liris

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 16:41

André Belloguet caricaturiste de Napoléon III, de la Commune de Paris et de le IIIème République.

 

Dessinateur et lithographe dès 1853, André Belloguet se réfugie en Belgique à l’issu de la Commune de Paris (1871). Illustrateur, affichiste, caricaturiste, il a collaboré à divers périodiques : Le Journal Amusant (1868), Le Monde Comique (1868-1872), La Chanson Illustrée (1869-1870), La Chronique Illustrée (1869-1871), Guguss !!!, L’Éclipse (1870), Le Grelot (1871), Le Monde pour Rire (1872), Petit Journal pour Rire (1872-1884), Le Cri-Cri (1873).

Quentin-Bauchart recense près de quarante pièces couvrant la période 1870-1871. Il signe parfois : A.B., AB, B. A., B. et Belloquet.

Bibl. : Laurent Baridon, Un atlas imaginaire, Cartes allégoriques et satiriques (Citadelles & Mazenod) ; DICOSOLO, pp.63-64 ; Maurice Quentin-Bauchart, La caricature politique en France pendant la guerre, le siège de Paris et la Commune (1870-1871), Labitte, Ém. Paul et Cie, 1890, pp.11-13. Web. : caricatures&caricature (consulté le 10 mars 2016).

  1.      Les Allumettes fantastiques. Qui en souffre... ???... In-8. Imprimerie Noizette. Un tirage différent. Sans signature.
  2.      Cocasserie dédiée à ta jeunesse. Lithographie Jeannin.
  3.      Hallucination topographique. In-fol. Imprimerie Fraillery.
  4.      Jour des Roys. In-fol. Imprimerie Dupuy.
  5.      Siège culinaire. In-fol. Imprimerie Lemercier ; E. Bulla, éditeur.
  6.      Jeu d'oie parlementaire. Sans nom d'éditeur ni d'imprimeur.
  7.      L’Europe animée. In-fol. Bulla fils, éditeur ; imprimerie Lemercier, août 1870.
  8.      Borne réaction. Les Points noirs. Chez Belloguet ; imprimerie Marchandeau.

(ou) « La République ou la Mort ». Dessin préparatoire par André Belloguet pour une lithographie représentant un curé orléaniste : En bas légendé sur deux colonnes « 1 / Tous les jours, dans nos rangs, se glisse la discorde / Par qui ? Regardez mieux, amis de la Liberté… : / Voyez ces laids museaux que le péril accorde ; / Ils ont fait la mollesse ; ils ont fait la Cherté ! / Ils feront la famine - et - si l'on n'y prend garde, / La Défaite et la honte apposeront leurs sceaux, / Sur nos fusils d'enfants réunis en faisceaux : / Alerte Citoyens ! le monde nous regarde... » « 2 / Arrière les cafards : goupillons et calottes, / Encensoir, eau bénite, armes de sacristains ; / Vous nous avez valu : les sabres et les bottes, / Et, Vous avez créé les cadres des crétins, / L'ombre des jours maudits, les fureurs de l'absinthe, / Le pître et le mouchard : BISMARK, NAPOLEON... ! / Ce boucher - noble Comte, et ce Caméléon... / Réunis pour violer... ? Paris... : la Ville Sainte !!! ». La feuille 324*250 mm, le sujet 235*165 mm.

Hist. : « Une charge du dessinateur Belloguet datant d’octobre 1870, soit quelques semaines après la chute de l’Empire, présente sous le titre « La borne-réaction (36)», la trinité honnie responsable de la défaite : un grand jésuite symbole de l’alliance du sabre, du goupillon et de l’orléanisme, flanqué de Bismark et Napoléon III, représentant la folie, la lâcheté et la traîtrise (fig. 7). Les trois personnages sont montrés de dos (ils refusent de montrer leur vrai visage, tournent le dos au lecteur de l’image), faisant face à une armée de casques à pointe située à leurs pieds, au mot d’ordre de ceux qui alors refusent la capitulation : « La République ou la mort ». L’abondante légende qui accompagne le dessin vise sans équivoque l’Église : « arrière les cafards : goupillons et calottes/ Encensoir, eau bénite, armes de sacristains ;/ Vous nous avez valu : les sabres et les bottes, /Et vous avez créé les cadres des crétins… ». L’Église est accusée d’être responsable de l’entrée en guerre du pays et plus encore de la défaite. L’argument selon lequel l’enseignement religieux aura été incapable de former une génération de soldats patriotes et efficaces restera vigoureux tout au long de la décennie 1870-1880. Il s’agira notamment de justifier la nécessaire suppression de l’enseignement congréganiste et son remplacement par une école laïque, gratuite et obligatoire, devant former de bons républicains capables d’assurer la revanche. » [(Source : « La caricature anticléricale sous la Commune de Paris (1871) » in caricatures&caricature (consulté le 10 mars 2016)].

  1.      La France en armes. Croquis encadrant les portraits de Bazaine, Trochu et Mac-Mahon. Superbe pièce dont il n'existe que des épreuves ; les portraits de Bazaine et Trochu sont rapportés.

10. Rossel. Portrait. Imprimerie Noizette; dépôt partout.

Lithographie couleur par P. Belloguet à Paris, imp. lith. Noizette et Ce.

Sujet : Louis-Nathaniel Rossel (Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) 9 septembre 1844 28 novembre 1871) colonel de l'armée française et un des principaux acteurs de la Commune de Paris a été exécuté au camp de Satory à Versailles ; Rossel est inhumé au cimetière protestant de Nîmes. Rossel est le seul officier supérieur de l'armée française à avoir rejoint la Commune de Paris en 1871 (dès le 19 mars 1871) et à y avoir joué un rôle important comme délégué à la Guerre.

Hist. : Né le 4 mars 1839 à Paris, Joseph Paul Noizette, après une formation de prote, est breveté typographe en 1869. Par suite du rachat de l'établissement de Guillois en vente publique pour la somme de 25000 frs, il exerce son activité d’imprimeur au 159 Faubourg St Antoine à Paris du 23 juin 1869 au 29 octobre 1873. [Bibl. : Archives Nationales F18 1806. Web : ELEC19 (consulté le 10 mars 2016)]. Bibl. : Bibliographie de la France du 16 décembre 1871, n°1080 ; IFF1800, vol.2, p.150 (S. n. r.).

Notre épreuve : Sdbd dans le sujet « P. Belloguet | 1871 », en dessous à g « Dépôt – Partout » au centre « Paris » à d « Imp. Noizette et Cie 159. Fg St Antoine », en bas au centre « ROSSEL ». Dim. : la feuille 311*236 mm, le sujet 110*85, avec la Lettre 153*113.

11. Vous m'entendez bien. Chanson, paroles de Mouvement, musique de Balancier, à Paris, chez Coucou ah le voilà ! Propriétaire éditeur, Lefman et Lourdel.

12. Le Carnaval des Singes. Chronique illustrée, n° du 21-31 décembre 1871. Non tirée à part.

13. Ombres (Le Gugusse, n° du 16 juillet 1870). Non tirée à part.

PILORI-PHRÉNOLOGIE. Série de 13 pièces. Imprimerie Marchandeau :

14. Pl. 1. Napoléon III.

15. Pl. 2. Pie IX.

16. Pl. 3. Olivier Iscariote.

17. Pl. 4. SS. Guillaume le Boucher.

18. Pl. 5. Bismarkoff Ier.

19. Pl. 6. Bazaine de Metz.

20. Pl. 7. Rouher le Mignon.

21. Pl. 8. Pierre l'Assassin.

22. Pl. 9. Bonaparte le Corse.

23. Pl. 10. Trochu de Paris.

24. Pl. 11. Thiers l'Ancien.

25. Pl. 12. Le Bœuf.

26. Pl. 13. Favre dit le Grand Jules.

Collection complète extrêmement rare. Le Pilori-Phrénologie a été poursuivi après la publication du n°5 (La Patrie en danger, journal de Blanqui, n° du 23 novembre 1870). On trouve d'autres tirages du Pilori-Phrénologie : Lithographie Fraillery, Imprimerie Grognet, Sans nom d'imprimeur, et En vente chez l'auteur.

PILORI ÉTERNEL. Imprimerie Grognet ; chez Deforesl :

27. Pl. 1. Qui... ???

28. Pl. 2. La Bouteille à l'encre.

29. Pl. 3. Le Prussien de l'intérieur.

30. PILORI ÉTERNEL. Imprimerie Fraillery. Tirage différent des trois pièces précédentes.

PILORI CAPITOLE. Chez Belloguet ; lithographie Fraillery :

31. Pl. 1. Garibaldi.

32. PILORI CANTOLE. Imprimerie Grognet. Tirage différent.

PHRÉNOLOGIE-TOPOGRAPHIQUE DE LA FRANCE EN 187I :

 

33. Pl. 1. Département de la Seine-et-Oise. Imprimerie. Fraillery.

34. Pl. 2. Département de la Seine. Imprimerie. Fraillery.

FANTAISIES SATIRIQUES :

 

35. Pl. 1. Le Pot de fer et le Pot de terre. Chez Deforet; imprimerie Grognet. Un tirage différend. Chez Deforet ; lithographie Fraillery.

36. Pl. 2. Vlà les huîtres républicaines. Imprimerie Grognet; propriété de l'auteur. Un tirage différent. Lithographie Fraillery.

37. Pl. 3. À quelle sauce ? Propriété de l'auteur. En vente, 13, rue des Fontaines.

38. Pl. 4. C'qui ta revenir. Propriété de railleur. En vente, 13, rue clo-s Fontaines. Ces deux dernières pièces ne sont pas numérotées.

 

Dessin par André Belloguet préparatoire à une estampe de la série de quatre lithographies « Fantaisies Satiriques » : « N°1. Le Pot de fer et le Pot de terre », « N°2. Vlà les huîtres républicaines », « A quelle sauce ? » et « C'qui va revenir ».

Hist. : 37ème pièce signalée par Quentin-Bauchart qui indique que l’estampe n’est pas numérotée ; or, notre dessin porte en hg le « N°3 » ; elle devrait donc situer avant « À quelle sauce ? » également non numérotée. Par ailleurs, le dessin indique « Imp. Grognet 16 r. des Écoles » alors que la pièce définitive a été imprimée chez Fraillery.

Né le 10 mai 1834 à Champigny d’un père cultivateur, Jules Jean Marie Grognet est breveté taille-doucier dès 1857. Du 08 juillet 1870 au 19 décembre 1871, il exerce son activité d’imprimeur lithographe au 40 Rue des Écoles (actuellement 63 Rue de la Montagne Ste Geneviève) à Paris avant d’être déclaré en banqueroute le 19 juin 1872 (Web : ELEC19, consultée le 29 mars 2016 ; Sources: Archives Nationales F18 1772, Archives de Paris D10 U3 44 n°14881).

Né le 7 décembre 1825 à Paris, Victor Eugène Fraillery a travaillé chez Bry, Lemercier et Monrocq comme ouvrier lithographe. Lors de l'Exposition universelle de Londres en 1862, il est l'un des 4 délégués ouvriers lithographes. Le 30 avril 1868 il obtient son brevet et exerce au 3 rue Fontanes à Paris. Il présente à l'Exposition Universelle de 1878 de la chromolithographie scientifique. Il imprime des illustrations des ouvrages du géographe libertaire Jacques Élisée Reclus (1830 1905) et de l’écrivain scientifique Amédée Guillemin (1826 1893) pour la maison Hachette. Bibl. : Archives Nationales F18 1765 ; L'Imprimerie, novembre 1878, 15e année, n°168, p. 387 ; Chauvet (Paul), Les ouvriers du Livre en France, de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre, Paris, Marcel Rivière, 1956, p.419. Web : ELEC19 (consulté le 9 mars 2016). Bibl. : Quentin-Bauchart, pp.82-87.

 

 

ÉPISODES DU SECOND SIÈGE. Imprimerie Fraillery :

 

39. Pl. 1. Une cave.

Lithographie originale par André Belloguet. Au-dessus du sujet au centre « ÉPISODES DU SECOND SIÈGE », en dessous à gauche « N°1 », sous le sujet à gauche « Imp. Fraillery et Cie » à droite « Composé et Lith. par A. Belloguet », en bas au centre « UNE CAVE ».

Hist. : épisode de la guerre franco-allemande de 1870-1871.

Notre épreuve : trace d'un ancien encollage en haut de la feuille. La feuille 258*322 mm, le sujet sans la lettre 117*203 mm. Bibl. : Bibliographie de la France du 15 juillet 1871, n°230 ; IFF1800, vol.2, p.150, n°16a. 

40. Pl. 2. Les Pétroleuses.

Lithographie originale par André Belloguet. Au-dessus du sujet au centre « ÉPISODES DU SECOND SIÈGE », en dessous à gauche « N°2 », Sous le sujet à gauche « Imp. Fraillery et Cie 3, r. Fontanes » à droite « Composé et Lith. par A. Belloguet », en bas au centre « LES PÉTROLEUSES ».

Hist. : surnom des femmes qui ont combattu pour la Commune, hérité du procès de 1871 où elles furent accusées d’avoir participé aux grands incendies de la capitale et à l’issu duquel un millier fut arrêté dont la plus célèbre fut Louise Michel (1830 1905). Bibl. : Archives Nationales F18 1765 ; L'Imprimerie, novembre 1878, 15e année, n°168, p. 387 ; Chauvet (Paul), Les ouvriers du Livre en France, de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre, Paris, Marcel Rivière, 1956, p.419. Web : ELEC19 (consulté le 9 mars 2016).

Notre épreuve : trace d'un ancien encollage sur la gauche de la feuille et d'une ancienne pliure horizontale. 321*256 mm, le sujet sans la lettre 204*119 mm. Bibl. : Bibliographie de la France du 12 août 1871, n°401 ; IFF1800, vol.2, p.150, n°16b.

Nous avons eu les dessins suivants :

41. Pétroleuses en pleurs.

Dessin au lavis, sdbd « A. BELLOGUET | 1871 ».

 

42. À LA GARDE NATIONALE (1871)

Dessin à l’encre et au crayon ; étude pour une lithographie. Dans le cadre qui délimite le sujet, sbg « A. Belloguet » avec indication « Pté de l’Auteur » ; sous me cadre à gauche « Imp. Fraillery – 3, r. Fontanus », à droite « EN VENTE : 13, r. des Fontaines du Temple. » ; au centre « Paris | LE VOLONTAIRE. », en dessous légende écrite à l’encre noire reprenant un premier texte encore lisible au crayon « La famine et le froid – les trafics de la honte | Fondent sur son esprit – sans le faire plier - | Mère, femme, enfants, tous en vain le prient. | La mort veut une proie… ; il est du flot qui monte | Et son sang doit Crier !!!... ».

Hist. : Une mention autographe au crayon en haut à gauche de la feuille nous indique que l’estampe serait « inédite ». Le 19 janvier 1871, au lendemain de la proclamation de Guillaume 1er en tant qu’empereur d’Allemagne au château de Versailles, les défenseurs de Paris lancent à Buzenval une ultime tentative pour briser le siège de la capitale.

Né le 7 décembre 1825 à Paris, Victor Eugène Fraillery a travaillé chez Bry, Lemercier et Monrocq comme ouvrier lithographe. Lors de l'Exposition universelle de Londres en 1862, il est l'un des 4 délégués ouvriers lithographes.  Le 30 avril 1868 il obtient son brevet et exerce au 3 rue Fontanes à Paris. Il présente à l'Exposition Universelle de 1878 de la chromolithographie scientifique. Il imprime des illustrations des ouvrages du géographe libertaire Jacques Élisée Reclus (1830 1905) et de l’écrivain scientifique Amédée Guillemin (1826 1893) pour la maison Hachette. Bibl. : Archives Nationales F18 1765 ; L'Imprimerie, novembre 1878, 15e année, n°168, p. 387 ; Chauvet (Paul), Les ouvriers du Livre en France, de 1789 à la constitution de la Fédération du Livre, Paris, Marcel Rivière, 1956, p.419. Web : ELEC19 (consulté le 9 mars 2016)]. Dim. : 323*250mm, le sujet 208*158, avec texte 285*158.

43. Paris en 1872.

Dessin à la gouache sur vergé crème épais (323*245 mm). sdbd « A. BELLOGUET / AVRIL 72 ».

Sujet : Devant l'allégorie de Paris représenté par une femme couronnée de trois tours et lauriers les mains enchainées accoudée dans une fenêtre dont le linteau portant l'inscription « PARIS EN 1872 »" est surmontée de pointes, trois personnages : à gauche en pied tourné vers la gauche Napoléon III déchu revêtu de la redingote impériale de son oncle et d'un gibus d'où s'extrait un aigle assoiffé de sang fait face à un poing serré au-dessus duquel est inscrit « SEDAN », au centre de dos un bourgeois (Thiers ?) s'incline devant Paris, à droite debout sur deux locomotives fumantes sous ses pieds  tourné vers la droite Gambetta coiffé du bonnet rouge phrygien joue de la guitare tenant de sa main droite un panneau où est inscrit « UNE / ASSEMBLEE / CONSTITUANTE / S.V.P.? » chante une mélodie accompagné d'une hirondelle, au premier plan la tête d'un chien, molosse assoiffé de sang, surmonté des attributs du clergé émerge d'un sol recouvert d'une fumée noire épaisse.

44. Colère du Peuple.

Dessin, la feuille 316*240 mm, le sujet 243*198 mm. Devant une figure féminine assise sur un siège et tenant la Constitution des Droits de l’Homme sur ses genoux et symbolisant la République, un homme barbu, en pantalon et chemise, foule de son pied droit un décret gouvernemental et agite de sa main droite Mac-Mahon dont le bicorne est à terre. Belloguet montre la force tranquille de l’ouvrier par sa taille exagérée dans le dessin en opposition à l’agitation d’un Mac-Mahon représenté en pantin agité.

45. La Veille du 16 mai (1877).

Dessin, la feuille 300*210 mm, le sujet 250*187 mm. Projet d'illustration pour le journal L'Éclipse.

46. 14 octobre 1877.

Dessin colorié préparatoire à une lithographie. Au-dessus du sujet à gauche « LE REVERS » au centre « LE 14 8bre… » à droite « N°2 », sous le sujet « La MAISON m'appartient : J'y suis ; J'y reste !!! ». Dans le sujet, en hg « C'ÉTAIT | en | 1877 », en bas à gauche « Imp. Smets » à droite « Bruxelles 11 8bre 1877 | Rupp ».

Hist. : Les élections législatives françaises de 1877 élisent la deuxième législature (1877-1881) de la Troisième République. Ces élections se déroulent les 14 et 28 octobre 1877, à la suite de la dissolution de la précédente assemblée, en réponse au Manifeste des 363, par le président Mac-Mahon (1808 1893) caricaturé en militaire asservi, portant une calotte roue avec les trois premières lettres du mot PARis ou PARia ( !!!) ; agenouillé devant un représentant du clergé dans le dos duquel approche Henri d’Artois (1820 1883, duc de Bordeaux comte de Chambord dit Henri V par ses partisans) alors que Léon Gambetta (1838 1882) est bâillonné.

Notre épreuve : trace d'un encollage sur le bord gauche de la feuille. Dim. : La feuille 315*240, le sujet sans la lettre 239*187, avec le texte 268*187 mm. Henri Rupp (1837 1918) élève de Gustave Moreau (1826 1898).

 

Mots clés : André Belloguet, Illustrateur, Dessinateur, 19e siècle, Estampe, Caricature, Portrait charge,  Histoire, France, Commune de Paris, 1871, Troisième République, Allégorie de la République, Jésuite, Clergé, Libertaire, Anarchiste, Laïcité, Anticléricalisme, Guerre Franco-prussienne, Napoléon, château de Sully, Saône-et-Loire, Autun, Cahors, Sèvres

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:13

Une très archaïque histoire de famille !

 

La grotte du puits de Lascaux ou la nativité première.

 

Il y a 18 000 ans, à Lascaux, en un lieu caché et souterrain, en partie inaccessible, la paroi de la grotte fut décorée d’une scène qui n’est pas en toute apparence familière et pourtant ! Était-ce la première crèche représentant une nativité humaine ?

Comment est-on passé de la grotte à la crèche en plusieurs millénaires pour mettre en scène l’apparition d’un petit homme- dieu ?

Pourquoi et comment avoir associé une grotte à la crèche de la nativité ? Jésus ne serait-il pas né selon les dernières hypothèses chez des voisins accueillants, ce qui n’enlève rien à sa nature divine ? Si Dieu est un créateur, l’homme, sa particule incarnée, apporte au mystère sa part de rêve avec le matériel domestique qu’il a à sa disposition : grotte, crèche, animaux, étoiles ; Il convoque même ses savants les plus réputés : des astrologues orientaux, les rois mages et leurs cadeaux symboliques.

Le mytho gramme de Lascaux ne nous livre pas son récit : il l’imagine au sens de faiseur d’images. Ces dernières sont statiques et ne sont pas caractérisées par une recherche de mouvements. La peinture, accompagnée de signes abstraits  (« sans paroles ») représente deux grands animaux, un petit homme à tête d’oiseau, ithyphallique : il s’agit donc d’un petit être masculin dominé par un bison et un rhinocéros dont la corne passe pour être aphrodisiaque (cela est dû à la forme de la corne assimilée au sexe masculin en érection du rhinocéros laineux – valence masculine - et cette croyance a perduré chez les descendants de Cro-Magnon.). La présence d’un propulseur ou bâton de pouvoir à tête d’oiseau, bien au centre, montre l’importance de la présence de l’oiseau dans le mytho gramme. La crèche, en son sommet, portera une colombe car à l’avènement de Jésus nous sommes dans le trinitaire divin : le père, le fils, le Saint-Esprit (colombe).

Le Bison a une valence femelle (Leroy Gourhan). Il est pénétré pour être fécondé et laisse échapper, non ses entrailles après avoir été blessé à la chasse, mais un placenta. Le culte placentaire est un culte préhistorique qui a perduré dans des sociétés exotiques dites premières.

Des auteurs ont interprété la présence des deux grands animaux comme le couple primitif qui aurait donné naissance à l’enfant. La femme n’est pas représentée sur le mytho gramme.  (Elle le sera, ô combien asexuée, mais paradoxalement féconde dans la crèche-grotte christianisée). Sur d’autres peintures ou plus particulièrement sur une sculpture paléolithique, (32.000 ans B.C.) la représentation d’un homme lion fait songer à un métissage homme/animal.

 

Dans la conception du petit d’homme la barrière d’espèce n’aurait pas existé dans l’imaginaire du temps des grandes chasses. L’étude des cultures des Bochimans de si lointaine tradition orale évoque la possibilité que les hommes puissent devenir des animaux et ces derniers revenir à la condition humaine. À l’aurore des jours humains tout semble provenir du temps du rêve.

 

La grotte de Bethléem

C’est au IIIe siècle ap. J.C. que l’on constate la vénération d’un lieu de la nativité dans un espace grotte-crèche. L’argument du manque de place ne convainc pas. La tradition est tardive. Pour s’édifier, une légende a besoin de l’accumulation de récits dont les éléments les plus attrayants seuls vont se stratifier et se transmettre non sans embellissements mais dans un cadre fixé aux origines du mythe ; à savoir une grotte-crèche où les hommes tiennent infiniment moins de place que les grands animaux. Dans toutes les cultures l’esprit religieux se manifeste en construisant une histoire logique et procède par montage et emprunts. Il s’agit d’une défense contre le mystère d’être et de mourir. « Le va et vient du mourir naître ! »

 

La grotte, éternel retour du Paradis perdu.

La sensibilité au XIIIe siècle de St. François d’Assise est proche des frères inférieurs. Les animaux, les oiseaux auquel il prétend s’adresser, vont entourer l’espace de la grotte-crèche. En 1223 il invente une scénographie de la nativité dans une grotte-crèche avec Jésus enfant, la Vierge, Saint Joseph, des mages, des bergers. Les grands animaux ont disparu au profit d’animaux plus petits, domestiqués et asexués, réduits au rôle d’animaux favoris ; ils ont perdu leur majesté sauvage et leur rôle concepteur supposé. Ils sont humbles et soumis. La crèche-grotte devient un modèle réduit à taille humaine. L’archétype de la grotte primordiale subsiste et traverse le temps et va s’humaniser à hauteur d’homme.

Exemple : Mosaïque de la Nativité (Santa Maria, Trastevere. Rome) par Pietro Cavallini (1250 1344). Matériel symbolique : une grotte, un âne et un bœuf qui veillent sur un enfant emmailloté. Les deux animaux domestiques ne sont pas sexués comme à Lascaux et de taille modeste. L’enfant paraît aussi grand que personnages et animaux. Au sommet de la grotte une étoile diffuse une lueur. Des anges parlent avec un berger. Au pied de la grotte un petit pâtre joue de la flûte. Un personnage nouveau : St. Joseph, compagnon de la vierge, pensif sur son rôle !

Un texte cohérent du récit de la nativité, dépourvu d’ajouts et de remaniements est introuvable. Il faut supposer que des traditions fortes anciennes ont rapporté la naissance d’un enfant mystérieux venu des étoiles.  (Notre ADN ne vient-il pas de l’infini de l’espace ?) L’étoile est présente dans tout récit de la nativité. Elle guide des astrologues (les rois mages) jusqu’au lieu de la nativité.

Superman parvenu enfant des espaces célestes, est le héros par excellence, celui qui prend la défense des opprimés alors qu’il est toujours traité comme un étranger sur notre planète. Il est le messie venu de l’espace pour nous sauver. Superman est l’incarnation de la protection divine à laquelle se réfère souvent la culture américaine. Dans Superman, le personnage principal provient, enfant, dans un petit berceau-vaisseau spatial en cristal, d'une planète plus évoluée (Krypton). De plus, l'envoi du bébé dans un vaisseau spatial est similaire à la mise dans un berceau de Moïse qui est ensuite confié aux eaux. Superman est la version moderne de l’enfant venu des eaux dans un berceau. En dehors de ce récit spatial modernisé par la science-fiction américaine, il n’en reste pas moins que le mystère de la conception par une femme d’un enfant-dieu est un bouleversement total. Dans la grotte préhistorique de Lascaux deux grands animaux sont auprès du petit homme nu. La mère humaine est absente ainsi que le père concepteur. Paternité et maternité sont assurées par les grands animaux. Le mytho gramme d’une conception et d’une nativité est esquissé à Lascaux. (Voir ill. 1) La pénétration vulvaire du bison femelle est indiquée à droite et ce ne sont pas les entrailles qui sont perdues par une blessure de chasse mais une figuration du culte placentaire préhistorique.

Les mises en scène de la venue d’un enfant sauveur empruntent leur matériel symbolique, à la terre, à l’eau, à l’espace, au ciel (la cigogne) et même à la forêt profonde qui abrite des loups nourriciers de l’enfant sauvage.

La crèche (grotte) est une construction historique culturelle qui traverse aussi bien l’animisme que le christianisme. La crèche ne ramène par un enfant-dieu avec elle là où on l’installe. C’est une affaire d’homme et d’enfant, un attendrissement sur notre  si humain devenir-avenir. Deux augures ne peuvent se regarder sans rire écrivit Cicéron. Qui aujourd’hui prend la crèche au sérieux, sinon quelques sacristains laïques intolérants au pouvoir incertain ?

10 novembre 2016, pour H. Brivet                                                                                                        © Robert Liris

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 15:07

Par Robert Liris.

 

Origine métaphorique du concept psychohistorique d' « objet d'histoire. »

Représentation visuelle simplifiée. 

 

Origine métaphorique du concept psychohistorique d' « objet d'histoire. »  

 

La métaphore destinée à préciser la notion d’ « objet d’histoire » OdH est empruntée à la géologie et à l’astrophysique. Une planète, ou une étoile, se constitue par accumulation ou, plus savamment, par accrétion de poussières cosmiques errantes.

Le phénomène de l’accrétion en astrophysique ou en géologie est une concentration par accumulation autour d’un centre attractif. L'accrétion océanique consiste dans la production de croûte océanique à partir d'un rift d'une dorsale océanique, par épanchement de laves de nature basaltique. En astrophysique l'accrétion est une agrégation de matière stellaire et d'objets; une capture de poussières d’étoiles sous l'effet de l'attraction gravitationnelle. 

Dans cet univers existent des disques d'accrétion tourbillonnants autour des trous noirs qui « aspirent » la matière les environnant. Ils sont décelés par les rayonnements intenses qu'ils émettent sous l'effet de cette accélération (rayonnement synchrotron). Le concept d’objet d’histoire à la façon de l’objet stellaire contient de manière analogique les notions d'accumulation, d'interférences aléatoires, et de risques d'implosions ou d'explosions centrifuges, d'effondrements centripètes, d'amnésie (trou noir).

Un OdH fait de bribes de souvenirs à l’échelle individuelle ou à celle d’un groupe peut être aussi instable qu’un corps physique errant dans l’espace. Il peut s’effondrer et se disperser : c’est l’amnésie d’un peuple ou d’un individu. Il peut imposer ou exploser à la façon de l’Autriche-Hongrie et de l’Empire allemand en 1918. Les éléments dispersé et épars par la violence peuvent être capturés par un autre noyau gravitationnel et constitués un autre OdH. L’Allemagne de Weimar ayant implosé est devenu le IIIe Reich qui, à son implosion, deviendra l’Allemagne Fédérale constituant un des noyaux durs attractifs de « l’Odh Union Européenne » en accrétion constante et fort menacée par le trou noir du monde globalisé dont la gouvernance politique est maintenue en cohérence par une énergie noire qui la contient : l’argent.

La Banque centrale européenne en 2008 a pu verser dans le tonneau des Danaïdes de l’U.E. jusqu’à 100 milliards d’euros. A la merci de la créativité spéculative des banques, une Union à plusieurs têtes doit sa cohésion institutionnelle et son maintien économique à la finance. Or les banques n’assainissent leurs bilans qu’avec prudence, à leur convenance stricte. Le crédit irrigue moins les périphéries méridionales appauvries de l’Union. Cette dernière est en proie a un très probable ralentissement conjoncturel dont on ignore la durée. Le danger n’est pas dans l’immédiat une implosion mais la désillusion et la désespérance de groupe face à l’avenir européen Qui n’exerce plus sa force attractive vers son centre. Ainsi se refroidit un Objet d’Histoire, ceux qui le peuplent auront tendance à cultiver la nostalgie et se détacher de l’idéal des « pères fondateurs » de l’Europe unie.

Représentation visuelle simplifiée.

 

L’Union Européenne agrège des états attirés par une force politique économique centripète. Cette accrétion culturelle et politique les maintient. Cependant la « matière noire peu visible » (la Phynance) empêche, en fait pour l’instant, les forces centrifuges de détruire cet équilibre précaire de la construction en cours.

PH Union-EuropeenneLa série OdH peut comporter de tels visuels pédagogiques destinée aux travaux pratiques de l’enseignement secondaire pour fixer et favoriser une mémorisation. Leur utilisation n’est pas libre de reproduction sans citation du site de référence et de l’auteur de la figure ainsi que du texte. Robert-l. Liris

 

L’Histoire peut-elle rendre compte des dangers des phénomènes accumulatifs mémoriels ? La mémoire humaine peut-elle supporter les traces mnésiques accumulatives du passé ? L'oubli est une fonction fragile, comme le déni, plus individuelle que collective. Peut-on vivre en trompant l’oubli ? Au niveau de l'inconscient collectif, l’invisible matière noire en expansion qui enserre notre monde universel, en cas d'effondrement paranoïaque d'une civilisation donnée après une défaite peut aussi en politique déchainer l’apocalypse ultime révélation de toute fin future de l’éclair d’intelligence incrée. Ce péril est stimulé au XXIe siècle de notre monde par la communication globalisée et instantanée des images et des sons. La pulsion terroriste collective et suicidaire est une manifestation éruptive inéluctable et répétitive des Objets d’Histoire ; mais…. la fin de l'histoire viendra d'abord de nous !

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 15:57

Texte de Robert-Louis Liris.

 

De la nécessaire conservation de toutes les sources imagées. 

L’historien doit ajouter quelque chose qui est de l’imaginaire. 

Les hallucinations partagées à la source des changements politiques et religieux.

La psychohistoire recherche les motivations cachées en scrutant l’envers et l’endroit des images.

Exemple : Le portrait sur soie du Maréchal Pétain offert par les ouvriers de la soierie lyonnaise révèle l’ombre maléfique dérobée à nos regards.

 

 

 

De la nécessaire conservation de toutes les sources imagées.

 

On a souvent privilégié l’histoire à l’archéologie; cette dernière étant jadis qualifiée d’humble servante de l’histoire parce qu’elle trouve l’aliment de son étude dans des traces matérielles et des vestiges enfouis. Les textes, les signes peints ou gravés, peintures, sculptures, sont découverts sur des supports les plus divers et les moins attendus. En aucune façon ils ne furent archivés pour entrer dans un processus de transmission de la mémoire ; cependant les sociétés sans textes écrits ne sont pas des sociétés sans signes abstraits porteurs de sens. Tacite, l’histoire nous est souvent cachée.

L’histoire aurait la part belle en se livrant ingénument à l’étude des sociétés du passé à travers les textes, manuscrits ou imprimés, illustrés ou non d’images. Les mots sont des images mentales qui ont le pouvoir de suggestion. Mis en voix, les mots ont un pouvoir de fascination : c’est l’hypnose à la voix, individuelle ou hypnose des foules que le dirigeant des masses sait d’instinct moduler et initier. Si on reprend une idée de Bernard Henri Levy les « images détiennent des pouvoirs dont les mots sont dépourvus… » Platon le redoutait car l’image est subversion ; son au delà se réduit à l’abstrait… La poésie des mots est l’outre langage, une parole perdue et retrouvée. Images et poésies sont étrangères à la cité car elles arrivent d’un autre monde, et font retour par voie d’emprunts. Seuls sont humains les voleurs de feu. Chassés de la cité, ils soliloquent une autre histoire que révèle à l’initié l’exploration de la psyché. Cette histoire profonde est une psychohistoire. Le mot est image, la lettre est figuration abstraite. Par l’énigme de leur géométrie, les étoiles sont l’alphabet d’un infini.


L’historien doit ajouter quelque chose qui est de l’imaginaire.

 

Deux avis, parmi bien d’autres, contribuent à ébranler les certitudes pesantes et copieuses du savoir historique richement prébendé par les manipulateurs de sources écrites.

Pascal Quignard pense que « l’histoire est une pauvre construction orientée dans le temps pour rassurer les gens... ». Quant à G. Duby il avait écrit il y a longtemps : « la trame des informations n’est pas assez serrée et l’historien doit ajouter quelque chose qui est de l’imaginaire... » ; Pour Marc Bloch, tout fait historique est aussi un fait psychologique. Comment, dans ces conditions évaluer avec des critères universels les sources imagées, notamment les photos de presse, mais aussi les images publicitaires, les caricatures qu’il faut rejeter ou conserver pour des études futures dont le regard et les méthodes critiques ne peuvent qu’évoluer ou se contredire ?


Les hallucinations partagées à la source des changements politiques et religieux.

 

Il n’est pas nécessaire qu’un phénomène visuel ou auditif soit réel pour produire et amorcer de grands changements dans la cité-état.  Les attentes des peuples angoissés par leur avenir sont précédées de signes prétendument perçus : voix entendues par jeanne d’Arc, Gilles de Rais, Bernadette Soubirou. Visions de buissons enflammés (et parlants !) pour le fondateurs de religion. Réduites au silence des pauvres, les minorités font parler et se manifester de puissantes entités qui ont destin de les protéger et conduire.  Ces « inspirés » trouvent des foules de dévots assez simples pour les croire lors d’une grande adversité (le concept d’effondrement paranoïaque est à ce propos assez pertinent.)

Du point de vue individuel une illusion peut causer des émois partagés et très répandus chez les Bouvard et Pécuchet qui font de plus en plus frissonner l’éther vague numérique. Il s’agit de la banale et bien connue paréidolie. Nous sommes conditionnés par l’évolution pour reconnaître la forme première du visage humain : deux yeux et une bouche. Ainsi on crut voir un visage humain sur Mars ; les Bosniaques musulmans voient dans les nuages des versets du Coran tandis que les Croates catholiques sont sensibles aux apparitions hallucinatoires de la Vierge dans les grottes.

Le psychohistorien, en matière d’image doit être sur le qui vive.


La psychohistoire recherche les motivations cachées en scrutant l’envers et l’endroit des images.

 

La PSYCHOHISTOIRE dont l’objet est le pourquoi de l’histoire (et non le quoi), recherche les motivations cachées, et doit faire feu de tout bois. Elle va s’attacher à repérer, conserver et interpréter à la lumière de la psychanalyse et d’autres éclairages, le document laissé pour compte. Il est grand temps de se mettre à l’ouvrage, car tous les documents surtout imagés ne sont pas conservés. Les « Betman archives », fonds riche de onze millions d’images, ne peuvent être numérisées dans leur ensemble faute de moyens. Ne seront conservés que les documents de portée moyenne publiables et exploitables de façon assez banale (politiquement correct oblige !) pour un large public peu enclin à la critique d’image. La Psychohistoire, dans sa singularité se fait un devoir de révéler la face cachée de l’image. En cela elle se place aux avant-postes de la conscience historique et demeure moins sensible aux arguments des marchands d’oubli.


Exemple : Le portrait sur soie du Maréchal Pétain offert par les ouvriers de la soierie lyonnaise révèle l’ombre maléfique dérobée à nos regards.

 

Parmi toutes les images offertes à la ferveur du public, certaines, par la qualité de leur fabrication prouve une réelle et singulière dévotion.

Pétain-soierie-lyon-collLes artisans de la soierie lyonnaise ont offert cette création au Maréchal. Si l’on considère l’envers du tissage, la face sombre peut faire songer à celle de son adversaire Hidenburg /Pétain… la noirceur de la tache sur un fond d’hexagone national ! Collection R.L.Liris

Pétain-Hidenburg-soierie-lyon-collAinsi l’envers d’une tapisserie comme le négatif photographique peuvent révéler ce qui est caché ou latent. L’exploration de l’A rebours imagé livre des significations occultées et d’une certaine façon révèle le contraire de ce qui a voulu être mis en scène. L’envers du décor serait-il prédictif ? Le « vainqueur de Verdun » fait-il songer au vaincu de Vichy et de Weimar ?

L’archétype jungien de l’ombre à la noirceur profonde est-il révélé par l’envers de la trame ? Ainsi la double personnalité de Pétain peut être évoquée mais l’histoire de son parcours, pour les historiens du récit et des faits établis, est bien accomplie sous le signe de l’inverse. Cet obscur un peuple traumatisé par une étrange défaite, ne pouvait ni le voir ni voulut le savoir l’an quarante. La nation se voulut absente du récit noir de son effondrement et du choix de la collaboration avec l’ennemi des trois guerres. La résistance des humbles patriotes confia au peu visible et lointain, en ses débuts, « général micro », le soin de son nouvel enchantement. Les porteurs de changement pour ordinaires qu’ils demeurent, ne peuvent l’être, condamnés qu’ils sont à hanter la noirceur espérant comme lady Macbeth en vain la dérober à nos yeux de lune. Noires sont alors les fumées de l’enfer ! La « lampe d’argile » du poète Aragon, tout comme la flamme de la Liberté guidant le peuple ces incarnations des Lumières en eurent raison pour cette fois ! Il n’existe pas de société stable !

 

En savoir plus sur l’utilisation de l’image dans la France de 1940 à 1942 : « L’Ordinaire de Vichy » par Robert Liris.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 14:13

Cet article de Robert Louis Liris inaugure une nouvelle rubrique qu'il animera et qui s’adresse aux promeneurs de l’imaginaire et du regard qu’assaillent des questions non résolues sur le quoi et le pourquoi de l’histoire. Il s’agit de proposer au fil des mois  des relations avec des psychohistoriens et leur discipline si diversifiée puis de faire le point sur les recherches menées de par le monde avec des groupes et associations  universitaires ou pas. Il s’agit de répondre à cette question partant du principe posé par Lloyd de Mause aux États-Unis dans son livre publié aux P.U.F en 1983 dans la prestigieuse collection « Perspectives critiques ».


« Psychohistoire sonne mieux, en effet, mais je ne sais pas toujours de quoi il s’agit ».

I. Asimov, « PRELUDE TO FOUNDATION » (Nightfall,Inc. 1988).

 

Le mot psychohistoire,  apparaît dans un roman d’Isaac Asimov (« Fondation »). Le héros Hari Seldon, ne voyait dans la psychohistoire qu’une spéculation sur les déterminants occasionnels qui font l’histoire et les ressorts cachés de l’histoire profonde. Le terme de psychosociologie lui paraissait très lourd et psychohistoire sonnait mieux, écrivait-il.  Cet état d’esprit semblait offrir de singulières perspectives au renouvellement de l’art de transmettre le passé.

 

 

SOMMAIRE :

 

« La psychohistoire est la science de la motivation en histoire ni plus ni moins. » 

Citoyen de ce Monde : aucune de nos sociétés ne fut ni ne sera stable !

Le dangereux Objet d’Histoire.

 

 


« La psychohistoire est la science de la motivation en histoire ni plus ni moins. »

 

La Psychanalyse donna-t-elle à l’historien la possibilité d’élargir le champ de sa curiosité et de ses investigations ? Peut-on songer à une prédictivité de la Psychohistoire ou a une prévention de la violence des sociétés ? Les connaissances  sur la toile ont un caractère d’immédiateté. Nos étudiants sont confinés dans un présent qui ne s’écoule pas ; il est fait d’une mosaïque de faits prétendument établis et d’instants de mémoire entre le rêve et l’oubli. Si les traits et les traces  sont visibles, les courbes et les cycles par ressacs et retours échappent à l’horizontalité du nuage polymorphe des savoirs encodés dans le numérique. En un mot zapper serait fuir pour éviter de connaître  le fin mot d’un   savoir en miettes mosaïques. Les sables et les cendres furent pierres et palais. La fée amnésie nous a jeté un sort, Clio fille des Lumières peut le conjurer !


Citoyen de ce Monde : aucune de nos sociétés ne fut ni ne sera stable !

 

Nos lycéens traversent les villes sans voir les monuments. Ils n’avancent pas masqués. Ils nous fuient dans un petit miroir d’images et de signes : ceux de leur tribut.  Ils considèrent les noms de rues, celles des stations de métro, les fantômes fixes du bronze des statues ornant peut-être nos villes et villages comme des sonorités visuelles et des balises mentales de repérage. Les paysages sont devenus promesses de consommations. Présents à tout ils n’ont nul besoin des choses et des gens qui les ont précédés. Encore moins ont-ils souci de découvrir le dangereux Objet d’Histoire (OdH.) dont il sera beaucoup question dans nos approches. Aveugles du passé, ils vont être submergés par les faits de sidération des drogues offertes. Envahis par les émotions de groupe, les sons de la sauvagerie, en proie à des saltations parfois furieuses : ils sont les fils et les filles de Mr. Hyde. Les dédoublements de personnalités  ainsi stimulés suffisent à expliquer la récurrence des criminalités individuelles et de groupe mais aussi les meurtres de masse perpétrés sous un masque religieux ou national. Aucune société ne fut ni ne sera stable. Les données de la psychologie permettent de repérer la montée des périls, de comparer ce qui fut et n’est pas si dissemblable, d’explorer la psyché profonde en évolution depuis la préhistoire jusqu’aux affres du présent si conflictuel. C’est la Deep history  ou « l’histoire en conversation. »


Le dangereux Objet d’Histoire.

 

L’étude interdisciplinaire et comparée de la vie émotionnelle des nations va bouleverser la façon de transmettre le passé non pour se parer avec des oripeaux agencés des commémorations  et des repentances mais pour pressentir et conjurer les  pulsions de mort  aux masques culturels si divers et trompeurs. Une histoire longue, très longue (à notre échelle de simiens-sapiens)  s’est depuis 200.000 ans de traces repérées, enkystée et hantent notre psyché conspirant à notre perte : le fabuleux  et si funeste Objet d’Histoire en formation par accumulation des faits. Nos jeunes gens appartiennent déjà au passé. Leur avenir, sans connaissance des cauchemars de l’histoire, pourrait être le matin sans le réveil.  Le geste de zapper le passé n’est pas le secret d’une éternelle jeunesse. Ceux qui passent sans comprendre sont déjà les robots aux regards fixes et au sentiment absent  que nous construisons sans Mélancolie ! Ils errent et nous enserrent. Après Cro-Magnon, Qui ou quoi ?

 

Ancien Vice Président de l’International Psychohistorical Association (New York), Robert Louis Liris, est l’auteur de nombreux ouvrages dont les plus récents sont :

« L'Ordinaire de Vichy 1940-1942 »

« À la recherche de l’identité européenne »

« SLOBO L'Explorateur imaginaire »

 

 

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