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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 14:04

En août 1859, Bracquemond signe sa première collaboration avec la Gazette des Beaux-arts en produisant une eau-forte d'après un tableau de Francisco de Herrera dit Herrera le Vieux (1576-1656) acquis par le Louvre auprès des héritiers du maréchal Soult :

Saint Basile dictant sa doctrine.

Jean-Paul Bouillon note que la présence parmi les rédacteurs de La Gazette de son ami Philippe Burty n'est certainement pas étrangère au choix de Bracquemond.








La collaboration se poursuit sur la première période (1859-1868) des volumes édités par La Gazette des Beaux-arts avec :


Quichotte, eau-forte (1860) fac-simile d'un dessin fantastique de Goya (1746-1828).

Portrait de M. Corot, eau-forte originale (1861).

Le Lac, eau-forte (1861) d'après Corot (1796-1875).

Portrait de femme, gravure (1867) d'après un dessin d'Ingres (1780-1867)

Monument funéraire, eau-forte (1867) d'après Bartholdi (1834-1904).

Métairie sur les bords de l'Oise, eau-forte (1868) d'après Théodore Rousseau (1812-1867).

La récolte des pommes de terre, eau-forte (1868) d'après Breton (1827-1906).

Viennent ensuite :

Chemin de Halage au Bas-Meudon, eau-forte originale (n°804 du Catalogue Beraldi, 1884).

Portrait de Meryon, eau-forte originale (n°807, Catalogue 1884).

Les Trembles, eau-forte originale (n°814, Catalogue 1884).

 

 

Regardez le catalogue Estamp-art de la galerie Habeo, des ventes de gravures de Bracquemond peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:12


Eau-forte originale ; La feuille h. 200*277mm, au TC 139*207, au CP 161*221 ; Monogramme dans la planche en haut à gauche ; Sous le Trait Carré, à gauche « P. A. Besnard pinx », à droite « Salon du Champ de Mars », en dessous « Eau-forte de l’Artiste », en bas « Gazette des Beaux-arts » et « Imp. A. Clément Paris ».

Hist. ; Publiée par la Gazette des Beaux-arts d’août 1895.

Bibl. ;

  • Roger Marx, Gazette des Beaux-arts, août 1895, p.108.

« … Marché aux chevaux où fines cavales de pur-sang, impatientes et nerveuses, piaffent et hennissent… L’Algérie révélée par M. Besnard n’offre rien de comparable à celle des anciens peintres qui mettaient aux prises les couleurs violentes, heurtées, les grandes masses d’ombre et de soleil, c’est une Algérie vue au travers d’une transparence buée, toute en reflets et en nuances vaporeuses, exquises… »

  • Albert Sarraut, L’Artiste, 1895, pp.241-258.

« Ceux qui ont quelque temps vécu dans la splendeur chaude de l’atmosphère algérienne pourraient certifier la véracité du récit de M. Besnard. Le Marché aux chevaux, le Port sont des transcriptions fidèles, de loyaux compte-rendus, écrits, il est vrai, avec la belle franchise d’un conteur dédaigneux de retrancher le détail brutal qui peut choquer, mais sans hyperbole, et sans vaine emphase. M. Besnard est servi par l’acuité d’une vision à qui rien n’échappe, et qui démêle, en outre, de façon décisive, la caractéristique des êtres et des choses. Témoin ce Marché où l’indolence hautaine de l’Arabe et la fierté de son fidèle coursier sont exprimées avec une justesse surprenante ».

  • Claude Roger-Marx, La gravure originale au XIXe siècle, Somogy, Paris, 1962, p.154.

« Usant des effets de contre jour qui lui sont chers, le peintre, avec un brio et une aisance rares,… arrive, par la collaboration de tailles vigoureuses et d’indications ténues, par l’adjonction de travaux à la pointe dont les barbes mêlent des noirs soyeux aux noirs plus francs de l’eau-forte, à créer une symphonie miroitante,… le sens du plein air (Le Marché aux chevaux d’Alger)… »

 

Peintre académique, graveur à la pointe sèche, aquafortiste, Paul Albert Besnard est né le 2 juin 1849 à Paris de parents artistes. Elève de Jean-François Bremond, d’Alexandre Cabanel et de Sébastien Cornu, il remporte le grand Prix de Rome de peinture en 1874 sur le thème « Mort de Timophane, tyran de Samos », et, lors de son séjour à Rome il épouse le sculpteur Charlotte Dubray, fille du sculpteur Gabriel-Vital Dubray. P. A. Besnard quitte Rome pour Londres en 1879 et  s'installe en Angleterre jusqu’en 1884, exposant à la Royal Academy de Londres. Il y rencontre Alphonse Legros qui l’initie à la gravure sur cuivre. De retour en France, P. A. Besnard contribue à la décoration de nombreux monuments parisiens et préside la Société des Peintres Graveurs créée par Bracquemond et Guérard. Il est nommé, en 1913, directeur de la Villa Médicis à Rome et, en 1922, directeur de l’École des Beaux-arts. Le 27 novembre 1924, il devient le premier peintre à être élu à l’Académie Française depuis 1760. P. A. Besnard décède à Paris le 4 décembre 1934.

 

Outre cette gravure tirée pour la Gazette des Beaux-arts, P. A. Besnard a fourni « Tristesse » (1887), « Mes enfants » (1890), « Etude » (1905), « Femme nue » (1911). Il écrit également un article « Salon de 1897 à la Société Nationale des Beaux-arts » (1897). La Gazette des Beaux-arts lui consacre un article en 1905 « Artistes contemporains – Albert Besnard » (pp.41-56, 153-167) sous les  plumes de Georges Lecomte & Henry Hymans ainsi qu’en 1911 « Le symbolisme dans l’œuvre d’Albert Besnard » (pp.437-454) sous la plume de Paul Adam. Elle publie, également, des eau-fortes – de R. de Los Rios d’après « Portraits de Mlles D… » (1890), de Charles Coppier d’après « Le Portrait de madame Roger Jourdain » d’Albert Besnard (1900) ainsi que des héliogravures - « Le Portrait de Mme X… » (1901) « Femme qui se chauffe » (Chauvet 1905) -, des photogravures - « Portrait » (1902) « Un flamenco » (1905).

 

Voir notre Catalogue des oeuvres disponibles, des ventes de gravures de Besnard peuvent être en cours.

L'utilisation et la reproduction, totale ou partielle, de la présente notice, et plus généralement des notices contenues sur ce site, ainsi que les reproductions des œuvres qui nous appartiennent, sont soumises à nos Conditions Générales d'Utilisation.

 

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 20:55

Peintre, Aquarelliste, Aquafortiste et Lithographe, Abraham Tancrède est né à Vitré le 7 janvier 1836. Elève de J. Noël et M. Nazon, il débute au Salon en 1863. S’appuyant sur Beraldi, J. Bailly-Herzberg recense deux cent morceaux d’après ses tableaux publiés dans les revues L'Artiste, La Gazette des Beaux-arts ou les albums "Eaux fortes modernes" de la Société des Aquafortistes à laquelle il adhère. Abraham décède à Paris le 5 avril 1895.

Eau-forte ; la feuille h. 190*275mm, le TC 147*229, le CP 170*247 ; Sous le trait Carré, à gauche « Tancrède Abraham pinx et sc » à droite « Salon de 1880 », au-dessous « Matinée d'octobre (Vallée de Blaison) », au bas à gauche « Gazette des Beaux-arts » à droite « F. Liénard Imp. Paris ».

Hist. : publiée par la Gazette des Beaux-arts de juillet 1880.

Bibl. :


« T. Abraham, l’habile aquafortiste, le conservateur du Musée de Château-Gontier, nous expose, lui un paysage d’octobre d’une belle découpure : à droite, des rochers formant grotte et surmontés de quelques arbres touffus ; à gauche, des paysannes ramassant du bois ; dans le fond, la prairie de la vallée de Blaizon ».


« T. Abraham, qui enveloppe sa « Matinée d’octobre » de transparences mystérieuses… a l’harmonie dans la puissance ».



« Jusqu’en 1886, date de ses dernières gravures, il ne cesse de se consacrer à des paysages de Bretagne, de Mayenne et d’Anjou… Matinée d’octobre (1881)… »

 

Dans le goût de l’école de Barbizon, cette eau-forte mérite à elle seule de rendre sa place à un petit maître du XIXe siècle fécond et intéressant dans la ligne de Georges Michel et Théodore Rousseau.

Outre cette gravure tirée pour la Gazette des Beaux-arts, Abraham a fourni « Château de Saint-Ouen » (1872), « L’Etang de Kernézet » (1882), « Le barrage de l’Etang du Merle » (1883), et, publia un article « Exposition d’art rétrospectif au Mans » in Gazette des Beaux-arts, pp. 274-280. La Gazette des Beaux-arts d'octobre 1872 lui consacre un article « Château-Gontier et ses environs, trente eaux-fortes de M. Tancrède Abraham » pp.326-329 sous la plume de F. de Tal.

Ses oeuvres ont été également traduites par d'autres graveurs comme :

"La Jouanne" gravure sur bois par Blanche Justine Leroux (Paris 1859-?) présentée au Salon des Artistes Français de 1881 (n°4760).

Lors du Salon de 1886, Tancrède Abraham présente "Le Gourd de l'Ardoisierie, près Vichy".


Voir dans notre "Essai d'un Index des peintres en Auvergne et Bourbonnais" la notice "Lettre A".

Voir également notre Catalogue des oeuvres disponibles, des ventes de gravures de Tancréde Abraham peuvent être en cours.

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